1’UBRICATION INDUSTRIELLE.
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haute portee, l’auteur vous a donne un temoignage de confiance dontnous devons lui savoir gre. Aussi, M. Polonceau pouvait-il compterd’avance sur le bon accueil que recevrait un travail de cette nature. INousnous sommes donc empresses de nous associer au but louable qu’il s’dtaitpropose.
Mais nous croyons en möme temps devoir ne pas imiter le silence qu’ila garde dans son memoire, quant aux personnes dont il relevele merite;et d’autant moins qu’elles sont toutes nos concitoyens. Ainsi, ce sontMM. Andre Kcechlin et C ie , d’ici, qui ont fourni le premier grand assorti-ment de Iocomotives en France , et c’est cet assortiment qui fonctionne sibien sur notre ligne de fer.
Quant ä l’exemple de hardiesse et de confiance dans les ressources denotre Industrie, etla sagesse de s’en tenir d’abord a un bon modele anglais pour la premiere grande cominande, ce merite, vous le savez, Messieurs,revient ä MM. Nicolas Kcechlin et frbres, les concessionnaires du cheminde fer, de cette belle entreprise qui contribuera tant ä augmenter la pros-pdritd de cette contree.
La promptitude avec laquelle la ligne de Strasbourg ä Bäle a ete con -struite et mise en activite, aurait effectivement ete douteuse, si les con-structeurs des machines s’etaient laisses entrainer, des le commencement,ä des innovations et des perfectionnements non encore consacres par lapralique. Vous savez, du reste aussi, Messieurs, ce qu’il en coute de tempset de sacrifices pour mener ä bonne fin une nouvelle idee en industrie.L’histoire de la locomotive en presente des exemples nombreux, et offriraun jour une belle page ä etudier. Son auteur ne saurait trop faire ressortiralors le merite de toutes les personnes qui ont successivement ajoute leurtribut a cette belle invention.
Mais nous devons encore vous faire remarquer, Messieurs, que la maisonNicolas Kcechlin et freres a aussi eu, plus tard, de la confiance dans desmachines faites en France , et qui n’etaient pas copides seulement, puis-qu’elle a commande subsequemment deux machines a MM. J.-J. Meyeret C ie , dont le Systeme a effectivement offert cette superiorite reconnuedans l’experience faite en octobre 184-2, et dont nous vous avons entre-tenus au commencement de ce rapport.
Sans doute que d’autres maisons de constructions frangaises ont aussiune grande part ä l’introduction de cette nouvelle branche d’industrie;mais on comprendra aisement que l’etendue de notre rapport ne nous apas permis d’aller ä la recherche de leurs noms et de leurs travaux.
En resumant toutes nos observations, un fait de la plus haute impor-tance semble se reveler ä nos yeux : la construction et l’emploi des locomo-tives ont fait, dans les derniers temps, un de ces pas progressifs qui sem-blent n’ötre rdserves aux nouvelles inventions qu’ä des epoques eloignees.
Independamment d’une reduction considerable obtenue sur le combus-tible, on est parvenu a rendre variable, ä une grande etendue, et au gre