PUBLICATION INDUSTRIELLE.
III
Il est à espérer que sous le régime de la nouvelle loi sur les brevets ,la taxe par annuité permettra à un grand nombre de travailleurs de se faireégalement privilégier, et nul doute qu’on verra accroître encore d’unemanière plus considérable le nombre des brevets, c’est-à-dire le nombredes inventions et des perfectionnements.
Nous nous proposons de faire voir prochainement, par un relevé exactsur tous les brevets, quelles sont les branches de l’industrie dont on s’estle plus occupé, quelles sont celles qui ont exigé le plus d’études, et pen-dant quelle périodedetempsleplusgrand nombre d’améliorations ont eu lieu.Mais en attendant, comme notre publication est justement destinée à tousles industriels, ingénieurs, mécaniciens, manufacturiers ou fabricants detous genres, nous avons pensé qu’il pourrait leur être agréable de recevoirquelques documents sur les principaux appareils, sur les machines, etsur les outils les plus remarquables de l’Exposition actuelle, et qu’ils pour-ront joindre comme notices industrielles à notre recueil.
Nous allons essayer de leur en donner une esquisse générale.
Déjà la plupart de nos souscripteurs ont pu remarquer un assez grandnombre de machines présentées à cette belle Exposition, et qui ont étédécrites dans les trois premiers volumes de la publication industrielle; peut-être ne sera-t-il pas inutile de les repasser en revue succinctement, afinque ceux qui désirent les étudier plus particulièrement puissent profiterde cette circonstance pour les examiner avec plus d’attention, et voir enmême temps celles qui seront publiées dans le 4 e volume de cette année, etdans les volumes suivants.
Parmi les machines à vapeur, qui ne sont pas moins nombreuses cetteannée qu’en 1839 (1), on reconnaît d’abord la belle machine à colonne,avec détente variable et condensation, de M. Farcot, que nous avonsdonnée dans les 5 e et 6 S livraisons du tome m e . Avec cette machine , lemême constructeur a exposé une superbe et bonne machine à balancier,d’une force de 16 chevaux , qui est également à condensation et à détentevariable par le modérateur ou à la main , et qui se distingue par sa doubleenveloppe au cylindre, et parla circulation de la vapeur dans le couvercleet dans le fond, comme tout à l’entour de celui-ci.
On peut voir aussi les diverses machines à balancier qui ont beaucoupd’analogie , sous le rapport de la construction , avec celle dessinée dansles 4 e et 5 e livraisons du tome i", à l’exception que celle-ci est à bassepression, avec condensation, et que celles exposées sont presque toutes àhaute pression et sans condensation. Les plus remarquables sont sanscontredit celles de MM. Derosne et Cad, Gallafent et Nillus. Dans celle dece dernier constructeur , on remarque que le cylindre est enveloppé d’une
(I) On comptait à l'exposition de 1839 une quarantaine de machines à vapeur; le nombre estencore plus considérable cette année. Nous en avons compté 43 de différentes puissances, dont unelocomotive, et G à 8 modèles sur petite échelle, dont 4 de locomotives et 1 du bateau à vapeurle Sphinx.