PUBLICATION INDUSTRIELLE.
XV
qués doubles, mais sans donner leurs machines pour lesquelles ils sontd’ailleurs également brevetés.
Des machines qui sont encore bien intéressantes et indispensables dansla fabrication des châles et d’autres tissus brochés ou damassés, ce sontles métiers propres au lisage et au piquage des cartons. M. Dioudonnat,de Paris , a exposé à ce sujet un nouvel appareil qui nous a paru bienexécuté et d’une disposition fort commode, plus simple et plus économi-que que ceux qui ont été en usage jusqu’ici. Il est à regretter que l’on n’aitpas envoyé à l’Exposition un autre appareil du même genre, permettantaussi d’opérer plus rapidement, pour lequel M. Delarivière a pris un bre-vet d’importation en France , et qu’on nous a dit être d’un brave ouvrierlyonnais , M. Blanquet, qui, plus intelligent qu’heureux , travaille aujour-d’hui , à Paris, pour l’apprêt de certains tissus (1 ). M. Marin , de Lyon ,est également exposant d’un petit appareil fort ingénieux pour lire et per-cer les cartons, qui peut être d’un très-bon usage pour une foule de petitesfabriques, en ce qu’il suffit d’une seule personne pour effectuer ces opé-rations; il est vrai que par cela même l'ouvrier ne peut percer qu’unerangée de trous à la fois, tandis qu’avec les appareils précédents, quiexigent plusieurs liseurs, une tireuse et un piqueur, on perce toujours uncarton à la fois. Nous ne manquerons pas l’occasion de publier ces appa-reils qui méritent bien d’être plus connus, et surtout ceux de MM. Tran-chât, de Lyon, et Dioudonnat, de Paris .
Les foulons-mécaniques à cylindres pour le foulage des draps remplacentdéfinitivement les anciens foulons à maillets. Une seule machine de cegenre , importée par MM. Hall, Powel et Scott, de Rouen , était à l'Expo-sition de 1839; on en compte cinq cette année. La première de ces mêmesconstructeurs, les quatre autres de MM. Lacroix et Yallery, de Rouen ; deMM. Benoist, de Montpellier; de M. Malteau, d’Elbeuf ; et de M. André, deLodève . Ces machines ne diffèrent pas entre elles, quant à l’application desrouleaux ou cylindres, entre lesquels on fait successivement passer lespièces de drap, application qui est aujourd’hui dans le domaine publicen France ; mais elles sont différentes quant à la disposition du méca-nisme. Nous l’avons suffisamment fait voir en donnant, avec l’historiquede ces machines, leur description (t. 3, l re et 2“ livr.), et plus particuliè-rement celle du foulon à percussion modérable de MM. Benoist. Nous yreviendrons cependant au sujet du foulon de M. Malteau.
Les machines à ramer, à sécher, à tondre les draps ne sont pas moinsintéressantes que les foulons, et d’un usage aussi général. Cependant onen voit fort peu à l’Exposition. Nous devons citer toutefois les tondeusesde M. Gaveaux et de M me Collier, de Paris , qui sont bien exécutées, latondeuse longitudinale de M. Pouilhac, de Montauban , et le dessiccateurcontinu de M. Blerzy. Nous espérons bien, au reste, décrire bientôt ces
(1) M. Blanquet est l’inventeur d’une nouvelle rame sans lin, destinée aux apprêts des tissus, etqui parait être d’un emploi très-avantageux ; nous la ferons connaître.