PUBLICATION INDUSTRIELLE.
XVII
objet d’effectuer plusieurs des operations du lessivage, passage au chlore,chaux, acides, foulonnage, etc.
Des machines que nous n’avons pu traiter jusqu’ici dans ce Recueil, et quipar leur travail si rapide et si précis présentent un bien grand intérêt, sontles petites machines à bouter ou à faire les rubans et les plaques des cardes,qui figurent malheureusement bien peu à l’Exposition. Citons toutefois avecgrand plaisir les machines de M. Rottée, à Paris , de MM. Papavoine etChatel, et de M. Michel, de Rouen , etc., lesquelles sont vraiment remar-quables pour l’exécution et le fini. Nous aurions bien désiré y voir lesmachines de M. Witecker, de Charleville , de M. Duchauffour, de Reims .11 est vrai que ces habiles fabricants sont bien connus des filateurs, et qu’ilstiennent moins à montrer leurs machines que les produits qu’ils font exé-cuter sur elles. Nous avons pu voir, du moins, les plaques et les rubans decardes à coton et à laine de M. Miroude, de Rouen , et nous avons distinguésurtout ses rubans à pointe pour cardes à étoupes, lesquels sont d’autantplus recommandables qu’ils sont tous fabriqués mécaniquement, depuis leplus faible jusqu’au plus gros numéro. On peut dire sans crainte aujour-d’hui que cet habile fabricant a su doter la France d’une fabrication impor-tante, pour laquelle nous avions été jusqu’ici tributaires de l’Angleterre.La maison Debergue, Desfrieches et Gillotin, à Lisieux , mérite aussi d’êtrecitée bien favorablement pour ses gills, et ses peignes propres à la filatureet au peignage du lin et du chanvre. Cette maison était déjà bien connuepar sa fabrication de rots ou peignes de métiers à tisser, et en général pourune foule d’objets relatifs au tissage et à la filature. Il en est de même despeignes pour laine et lin de M. Harding-Cocker, à Lille , etc.
Nous publierons aussi les nouvelles cardes fileuses à laine, dont on s’oc-cupe sérieusement en France depuis quelques années, et l’on a pu voir àl’Exposition particulièrement celle de MM. Pihet et comp., qui sont bienconnus à Paris pour tout ce qui regarde les métiers de filature ou de pré-paration , soit pour le coton, soit pour la laine, soit même encore pourle lin et le chanvre. Nous parlerons également avec satisfaction des cardesboudineuse (1) et repasseuse de M. Mercier fils, de Louviers ; des cardes àcoton de MM. Stamm et comp., de Thann ; des cardes à laine de M. Pel-tier, à Paris , etc., etc.
Il est à regretter que l’on n’ait pas exposé l’ingénieux mécanisme deM. Dannery, dont nous avons déjà parlé (4 e livr., t. m), pour le débourragedes cardes à coton. Exploité .en commun avec l’inventeur et perfectionnéaujourd’hui par la maison Gaigneau, d’Essonne , cet appareil est destiné àrendre de grands services aux filateurs de coton, en simplifiant considéra-blement le nettoyage des cardes ; nous savons que plusieurs en ont déjà
(t) Celle carde boudineuse est à deux peigneurs et produit 50 boudins qui sont détachés de ceux-cipar des peignes cylindriques et reçoivent leur torsion au moyen de 50 tubes mis en mouvement parune courroie.
IV.
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