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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de M. Fan-Zvoll. Celle qu’il a exposée est à double chariot marchant par lemême moteur ; de sorte que lorsque l’un travaille , l’autre revient sur lui-même, et réciproquement. On peut avoir confiance dans les bons résul-tats de cette machine, parce que l’auteur en a l’expérience de plusieursannées. M. Rouen s’occupe aussi de ce genre de machine.
A l’exception du fort joli modèle d’un moulin à courroies de trois pairesde meules, présenté par M. Antiq, nous n’avons rien remarqué relativementaux gros mécanismes de moulins à blé, qui, nous n’avons pas craint de ledire, sont aujourd’hui exécutés par plusieurs constructeurs habiles beau-coup mieux en France que partout ailleurs. En donnant, dans la 7 e livr.du tome I er , et dans la l re livr. du tom. m, les tracés exacts de moulins àl’anglaise , nous avons pu montrer la construction de leur mécanisme , etla disposition adoptée , soit avec des beffrois en fonte, soit avec des beffroisen bois, soit avec des engrenages, soit avec des poulies et des courroies;nous avons représenté avec soin les moyens employés pour soulager lesmeules, pour recevoir la mouture , pour régler les appareils. Nous avonségalement donné le tracé de la machine à rhabiller, instrument fort inté-ressant, et qui facilite beaucoup le travail de l’ouvrier. M. Dard fils aexposé une machine de ce genre qu’il a perfectionnée. M. Touaillon vientégalement d’en présenter une nouvelle qui nous semble inférieure à la pre-mière sous tous les rapports.
En parlant des divers essais que l’on a tentés pour éviter l’évaporationde la farine dans les moulins anglais , nous avons dû mentionuer lesmeules aérifères de M. Train , en expérience à La Ferté-sous-Jouarre , etsi bien construites par la société Gueuvin et Bouchon de cette ville. On voitégalement avec plaisir les meules de M. Roger. Nous y reviendrons ax r ecplus de détails, ainsi que sur le système de M. Petit, de Cherbourg , quia aussi pour objet d’éviter l’évaporation de la farine.
Pour les appareils de nettoyage des blés, nous dirons avec regret quenous n’avons rien vu de remarquable ni de bien nouveau. L’appareil quenous avons publié dans la 3 e livr., tome 1 er , nous paraît supérieur à ceuxqui ont été envoyés à l’exposition, par sa simple construction, commepar l’action énergique dont il est capable. Nous devons citer cependant lebalancier-brosses, à mouvement alternatif, de M. David aîné, de Meaux ,et son décortiqueur à petites meules horizontales. Il y a bien aussi quel-ques machines à concasser les grains, mais d’une force insuffisante pourservir, dans les moulins, à comprimer le blé (1).
Divers mécaniciens ont présenté des appareils à battre le grain, particuliè-rement M. Cambray, M. Midy, de Saint-Quentin , M. Mittelette, MM. Boulet,Bourgeois et Uzard Joannès, Lequin et Laurent, MM. Mothes frères, Roséet compagnie , etc. Tout le monde sait combien ces machines sont sus-
(1) Une machine à comprimer, à cylindres, avec distributeur, a été dessinée et décrite dans ladernière livraison du lomc m.