PUBLICATION INDUSTRIELLE.
XXI
celui de M. Àrnoux, que l’on va essayer sur un chemin de deux lieues, etceux de MM. Chameroy, Chesneaux, Eck, Peequeur, Serveille, etc.
L’une des branches d’industrie que nous traiterons bientôt d’une ma-nière complète, et qui est devenue bien importante en France , c’est cellerelative à la fabrication des papiers continus, qui a fait, on peut le recon-naître , de bien grands progrès depuis une dixaine d’années, surtout sous lerapport des machines. Ainsi, nous commençerons par les piles ou cylindresà déchirer les chiffons , que l’on ne craint pas aujourd’hui de faire mar-cher directement par des courroies, préférablement à des engrenages (1).Nous donnerons également les presses et les régulateurs à pûte, qui sontdes appareils indispensables dans cette fabrication ; nous décrirons surtoutla presse continue et bien simple de M. Ferrand-Lamotte, de Troyes , ainsique son régulateur, et peut-être bien aussi sa petite machine à couper lepapier transversalement. Nous donnerons de même les distributeurs deM. Bourret et de MM. Sancford et Warral. Nous ferons connaître encore,dès que le succès en aura été constaté, une machine fort intéressante deM. Callaux-Delisle, d’Angoulême , destinée à enlever les boutons sur lespapiers continus, opération très-délicate et fort difficile. De tous les con-structeurs qui s’occupent de l’exécution des machines à papier, nousn’avons vu exposée que celle de M. Chapelle, mécanicien fort habile , etbien connu pour ce genre d’appareils, dans lesquels il a apporté plusieursaméliorations utiles ; et les dessins seulement des machines à papier deMM. Warrall, Middleton et Ehvell.
Déjà nous avons fait pressentir les avantages des machines propres àtravailler le bois, soit par des scies, soit par des lames ou des rabots (2).Nous continuerons ce sujet, qui est aujourd’hui étudié avec soin par plu-sieurs mécaniciens, comme MM. Cart et Baudat dont on a pu examiner lesproduits. A l'exposition on a remarqué surtout les modèles au 1 /5 de toutesles machines exécutées par M. E. Philippe , pour la fabrication des rouesde voiture, dont nous avons parlé dans la 5 e livr. t. ni (3).
On regrette, en voyant cette belle collection, de ne pas la voir accom-pagnée de celle des machines que l’ingénieux constructeur ajsu combinerpour la fabrication des parquets, et que nous avons également mention-nées dans notre Recueil. Toutefois l’auteur en a exposé les dessins, ainsique les tracés de son nouveau système de pavage mixte, dont nous avonsparlé 6 e livraison, tom. m. — Nous avons annoncé, dans notre i er volume, lamachine à raboter les planches et les moulures en bois à outils mobiles,
(1) JI. Callon a monté , il y a déjà quelques années , plusieurs cylindres qui marchent ainsi, etdont on se trouve très-bien. Voir la 3e livraison du 4e volume.
( 2 ) On peut voir, dans la ne fiv- du t. t« r , la description et le dessin d’une machine destinée àfaire les queues des dents et les tenons dans les pièces de bois, avec l’historique de celles que l’on aexécutées pour faire d’autres opérations. Nous avons dessiné et décrit les scies mécaniques à cylin-dres et à chariot, dans les 3e et Se liv. du tome me.
(3) La plupart de ces machines ont été publiées en 1836 dans les bulletins de la Société d’encou-ragement, qui décerna à l’auteur une médaille d’or.