PUBLICATION INDUSTRIELLE.
XXIX
vent se manœuvrer avec une grande facilité et une grande économie detemps et de force ; et, de l’autre, la nouvelle machine à dégravoyer deM. Borrel. Nous espérons qu’il nous sera permis de traiter également cesujet, en parlant d’un autre système d’écluse en exécution chez M. Philippe,et qui permettrait de diminuer considérablement le volume d’eau dépensépar le passage des bateaux, comme aussi du plan incliné de M. Montet,appliqué aux canaux pour remplacer les écluses ordinaires.
On peut être étonné de ne pas avoir vu à l’Exposition des appareilsà plongeur pour permettre d’aller chercher à de certaines profondeursdans l’eau les objets naufragés ou perdus. En publiant dans la 2 e liv. duiv e vol. la cloche établie au Hâvre, à cet effet, nous annonçons que nousdonnerons prochainement l’appareil de M. Payerne , qui est vraimentingénieux et digne d’être connu; les heureux essais qui en ont été faits àParis ont engagé le gouvernement à l’adopter. On a pu du moins voir lesystème de sauvetage de M. Kermarec, de Brest , et l’ingénieux instrumentnautique propre à mesurer la profondeur de la mer sans arrêter la marchedu bâtiment, par M. Lecoentre , aux Batignolles.
Des moulins à noix, propres à concasser des matières dures et sèches,ont été exposés par MM. Contenot et Peltier. Le premier, que l’auteurnomme moulin double, se distingue de ceux déjà connus, en ce que lanoix mobile tourne entre deux cloches dentées, ce qui permet de fairefaire à l’appareil plus de travail. Déjà nous avons fait connaître des ma-chines remplissant le même objet, mais d’une autre disposition (1).
Nous devons à l’obligeance toute désintéressée de MM. Japy la commu-nication des dessins de plusieurs machines fort curieuses qu’ils ont mon-tées dans leur important établissement de Beaucourt . Tout le monde saitque cette usine est aujourd’hui l’une des plus considérables de France ,pour la fabrication d'une foule d’outils et d’objets de quincaillerie etd’horlogerie ; les produits nombreux de toute espèce qu’ils ont envoyésà l’Exposition peuvent à peine donner une idée des masses qu’ils fabri-quent, et du bas prix auquel les objets sont livrés au commerce. Lamaison Peugeot aîné, d’Héninoncourt, a aussi, sous ce rapport, exposédes objets remarquables, comme des scies, des planes, des ciseaux, desbouvets, des fers de rabot, etc. On a pu voir encore les divers outilsanalogues de MM. Coulaey aîné et comp., de Molsheim ; les étaux, lescrics de MM. Meurant, de Charleville , et en particulier le simple cric àdouble vis de M. Vigoureux, de Paris .
Comme pièces détachées, et qui présentent de l’importance dans lamécanique et la serrurerie en général, on peut encore citer d’une manièreparticulière les cylindres cannelés pour filatures de M. Cerisiaux , à Paris ;
(I ) Dans la ‘>° livraison du n R volume, on trouve la machine de M. Bérendoi f, pour triturer lesbois de teinture, avec le moulin à noix pour achever le travail ; dans la 2 f ‘ livraison l’appareil deMM. Baratte et Bouvet pour concasser et broyer les matières dures et sèches; et dans la 5" livrai-son du m* vol. le nouvel hache* écorces à lames multipliées.