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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ceux de M. Lesage-Castellain, à Lille ; les presses et filières de M. Mou-teliier, celles de MM. Chéret et Lacarnoy; les peignes à cardes de M. Lesage,les cylindres en fer battu de MM. Despréaux et Chapsal, les petits tours etoutils d’amateurs de MM. Britz, Darbo, Lemarehand, Joliot, Margoz, àParis, etc. ; les clous à vis de MM. Rowliffe frères, à Rouen ; les char-nières , faites mécaniquement, de M. Lejeune, à Paris , et de M. Camion ,à Vrigues-aux-Bois ; des cuirs pour rota-frotteurs de M. Lagnon, à Rouen ;les poulies, les engrenages, etc., de M. Piat, à Paris ; les chaînes, roues,enclumes, de MM. de Raffin et comp., à la Pique (Nièvre ) ; les essieux etferrures diverses de MM. E. Martin et comp., à Fourchambault ; les cour-roies en feutre de MM. Stehelin et Huber, de Bitchwiller ; celles en caout-chouc de MM. Guérin , Rattier et Guibal, de Paris ; comme celles en lainehydrofuge de M. Barthélemy, etc., etc.
Plusieurs habiles serruriers de Paris ont exposé des charpentes en fer,parmi lesquelles nous avons remarqué le modèle d’un comble appliqué aumarché des Blancs-Manteaux, par M. Ferragus; celui du comble de lasalle des fêtes de l’Hôtel de-Ville, par M. Fleuret, etc.; nous aurionsdésiré y trouver le système de M. Jacquemart, à Paris . En publiant detelles charpentes, nous ferons surtout connaître les plus simples, les pluséconomiques et celles qui s’appliquent le plus directement aux usines,aux établissements publics.
On a pu revoir, mais sur une plus petite échelle , le système de greniermobile de M. Vallery, déjà exposé en 1839. Il serait à désirer que cetingénieux appareil, qui est aujourd’hui bien perfectionné, se répandît danstoutes les contrées où les blés sont mangés par les cliarençons qu’il détruitd’une manière complète. MM. Lacambre et Persac ont su, en Belgique ,faire une application heureuse de cet appareil pour opérer la germinationet le séchage de l’orge destiné à la fabrication de la bière. Nous aurionsbien désiré voir aussi à l’Exposition le système de silos de M. P. de Girard,pour la conservation des grains; nous espérons bien qu’il sera mis bientôtà exécution par le gouvernement.
Tout le monde a pu admirer les produits de sculpture de M. Collas et del’ancienne maison Dutel, de Paris , et comprendra que les machines surlesquelles ils ont été obtenus doivent être bien combinées et bien précises;il est fâcheux qu’elles n’aient pas été exposées. On a pu voir de môme lesbois de fusils entièrement découpés mécaniquement par M. de Girard, quia monté tout une fabrique en Russie pour cet objet.
Disons à ce sujet que nous venons de recevoir, de l’un de nos bons amis,M. Durot, de Clairegoutte, des échantillons de sabots qui présentent peut-être plus d’importance , au moins sous le rapport de la grande quantité, etqui ont été regardés, jusqu’à présent, pour ainsi dire infaisables par pro-cédés mécaniques. Si on considère que sur 35 millions d’habitants enFrance , il y en a au moins la moitié qui ne porte pas d’autre chaussure,on doit comprendre tout l’intérêt qui peut s’attacher à une telle fabrication