PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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flamme et les gaz brûlés, on trouve qu’elle présente une surface de chauffetotale de 12 m( i-50.
La grille en talus I que M. Cave a aussi plusieurs fois appliquée à lamême chaudière, présente dans sa construction une particularité remar-quable ; les barreaux, qui n’ont pas moins de 0 m 22 de largeur sur 0 m 75 delongueur, laissent entre eux un espace de 15 millimèt. de large, et commeils ne sont percés qu’aux intersections des plans inclinés, il en résulte qu’ilsne laissent que 1 1 vides ou espaces libres a (fig. 10 et 11), qui, en totalité,ne forment qu’une section de
11 X 0,015 X 0,75 = 0 mt M23,
quantité qui est encore réduite par les petites parties pleines qui relientles joints des barreaux aux extrémités, et même en plusieurs points deleur longueur, de sorte que la section entière du vide est à peine le 1/7 dela surface totale de la grille, au lieu d’en êlre le 1/4.
Cependant, malgré ces faibles passages pour l’air, comparativement àceux donnés par les grilles ordinaires, on obtint, dans un grand nombrede cas, des résultats supérieurs à ceux de ces grilles, comme le montrentles tableaux d’expériences imprimés plus loin.
L’épaisseur de la couche de houille à placer sur ces sortes de grilles entalus, ne doit pas être moins de 8 à 10 centimètres, à partir du sommetdes plans inclinés, tandis que sur les grilles ordinaires elle est générale-ment réduite à 6 ou 7 centimètres. Sans doute par cette plus forte épais-seur, la masse d’air qui traverse le foyer doit être plus complètementutilisée au profit du combustible, mais il faut aussi prendre les plus grandssoins pour entretenir le feu d’une manière constante et bien régulière; ilne faut pas laisser la moindre interruption, pendant la marche de la ma-chine , que la chaudière doit alimenter, sans quoi on risque de ne pas semaintenir en vapeur. Cet inconvénient est surtout sensible dans des chau-dières de petites dimensions.
Ainsi chez M. Farcot où un système de grille en talus a été essayé pen-dant quelque temps, tantôt on marchait bien, avec quelque avantage,mais qui n’a pu être bien constaté, et tantôt, au contraire, on marchaitmal; pour peu qu’on ralentît le feu, la vapeur tombait, et il devenaitsouvent très-difficile de la faire remonter. A Saint-Ouen , au contraire, oùle système a été appliqué sur deux chaudières à basse pression de 20 che-vaux (1), pour remplacer les grilles ordinaires, on a reconnu une économienotable de combustible; comme les chaudières sont puissantes, et qu’ellesfonctionnent toutes deux ensemble, pour alimenter la même machine, onconçoit sans peine que quelques différences dans l’entretien et la régularitédu feu, ne peuvent pas influer sur la réduction de la production de vapeurd’une manière aussi sensible que dans le cas d’une chaudière beaucoup plus
( i) Voir tome 1 « de la Publication industrielle, machine à vapeur de }IM. Hick et Rotlnvel.