PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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petite. La grille à barreaux ordinaires de M. Farcot étant sans doute dansdes proportions convenables par rapport à son fourneau et à la chaudière,n’a pas fait rencontrer ces espèces d’anomalies obtenues ailleurs, avec d’au-tres grilles comparées au système en talus. Telles sont celles de Saint- Ouen , qui étaient certainement trop grandes, et qui remplacées par cesystème ont produit 15 à 18 pour 0/0 d’économie, suivant la déclarationmême de M. Aubin, qui dirige cette usine avec beaucoup de soin et d’in-telligence.
Chez M. Cavé l’avantage a été pendant quelque temps pour les grilles entalus, mais plus tard les grilles ordinaires ont, au contraire, donné demeilleurs résultats, et on a dû les préférer d’autant plus qu’elles présententmoins de difficulté au chauffeur pour nettoyer les barreaux.
Deuxième chaudière, avec deux bouilleurs. —A droite des mêmesfig. 1 et 2 est représentée une seconde chaudière A', de même diamètreque la précédente, et de 8 m 32 de longueur; elle est accompagnée de deuxbouilleurs B' qui ont chacun 0 m 40 de diamètre extérieur et 8 m 10 de lon-gueur, sans le bout qui se trouve en avant du fourneau dans l’épaisseurdu massif, et qui ne peut évidemment compter pour la surface de chauffe.
Chaque bouilleur est assemblé à la chaudière par deux tubulures, ettout l’appareil est disposé dans le fourneau de manière que la flamme par-coure d’abord le canal inférieur C', afin de lécher environ les trois quartsdelà surface des bouilleurs, et en même temps une petite partie de lasurface inférieure de la chaudière. Arrivant à l’extrémité de ce canal, ellese divise avec les gaz et l’air brûlé , en deux parties pour se rendre à la foisdans les deux carneaux J, afin de chauffer les parties supérieures desmêmes bouilleurs, et les parois latérales de la chaudière. Ils reviennentalors sur le devant du fourneau, et trouvent issue par l’ouverture D' qu’unregistre en fonte règle au besoin, pour de là se rendre directement à lacheminée d’appel, par le canal commun E.
M. Cavé a également fait appliquer à ce second fourneau, tantôt la grilleordinaire et tantôt la grille en talus, qui ont successivement servi aupremier. Or, d’après les dimensions données à cette chaudière à bouilleurs,on trouve que la surface totale exposée au feu est environ de 32 rai M8, endéduisant seulement l’espace occupé par l’épaisseur des briques qui for-ment les séparations des carneaux, c’est-à-dire que la surface de chauffede cette seconde chaudière est au moins deux fois et demie plus grandeque celle de la chaudière sans bouilleurs. Et pourtant en comparant lesquantités de vapeur produites par ces deux appareils, on trouve que lepremier a donné de meilleurs résultats que le second (1).
Ainsi, si nous nous reportons aux tables d’expériences exposées plus loin
(l) Nous pouvons faire remarquer que M. Cavé a fait prendre toutes les précautions pour opérerdans ses expériences avec la plus grande exactitude. La quantité de charbon nécessaire était exac-tement mesurée à 1 avance tous les matins, et le volume d’eau était déterminé par un réservoir supé-rieur dont on connaissait bien la capacité.