Pr P, U0ATI OX IN UUSTKl ELLE.
40
exister déjà dans les jus, par suite du chauffage à la défécation, lorsqu’onles amène à l’évaporation.
«Supposant une fabrique de sucre de canne qui opère sur 500 hectolitresde vesou en 24 heures, ce qui correspond à un produit de 8,000 kilog. desucre par jour, ou 1,000,000 kilog. en 125 jours de travail, la quantitéd’eau à évaporer se trouve de la manière suivante :
« 500 kilog. vesou, ou 50,000 litres à la densité de 12 degrés, qui est
1,091, donnent un poids de jus de. 54,550 kil,
« Ces jus, une fois évaporés et cuits, seront réduits au cin-quième en poids, soit.10,910 kil.
« Il aura donc fallu évaporer.43,640 kil.
ou litres d’eau, en 24 heures, soit 1,816 kilog. par heure.
« Le cheval vapeur étant admis comme produisant, dans les générateurs,une évaporation de 20 kilog. par heure, comme il a été dit précédemment,on voit que celte évaporation demande théoriquement une puissance de
1816 7 20 = 91 chevaux vapeur.
« A quoi il faut ajouter :
« 1/10 pour la chaleur restant dans les eaux condensées des serpentins
évaporateurs, ou. 9 chcv.
« Pour la machine à vapeur du moulin à broyer les cannes. 12 chev.
« Pour la défécation, chauffage de quatre chaudières de
15 hectolitres.16 chev.
« Pour tous autres emplois de vapeur, monte-jus en cuisson
des sirops.22 chev.
ce qui donne un total de 150 chevaux.
« Ainsi, pour une fabrique qui voudrait évaporer 500 hectolitres de vesoupar jour, et réunir les sirops, il lui faudrait une puissance de générateursde 150 chevaux.
« La bagasse provenant de 500 hectolitres de vesou ne peut suffire auchauffage de cette puissance de générateurs; car la bagasse, étant à peinesuffisante pour le chauffage à feu nu, comme on le pratique aujourd’hui,sans qu’il soit même possible de procéder à la recuite des sirops, ne pourrachauffer des générateurs dont le calcul, comme nous l’avons vu, se com-plique d’une dépense de calorique de 10 p. 0/0, contenue dans l’eau con-densée, plus du chauffage des chaudières de défécation et de la machine àvapeur. Dans l’application de ce système de travail à simple effet, il faut serésoudre à brûler, en outre de la bagasse, du bois ou du charbon. »
M. Paul Daubrée, dans un ouvrage qu’il a publié récemment sur la fa-brication du sucre aux colonies, évalue la quantité de charbon à brûler,pour le même travail de 500 hectolitres de vesou, à une puissance degénérateurs de 100 chevaux (1).
(1) Question coloniale au point de vue industriel, par M. P. Daubrée, 2» édition, 1843.