PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Nous nous proposons de compléter ce sujet important en traitant des ap-pareils dans le vide, et nous ferons connaître le grand nombre de brevetsqui ont été délivrés pour cette fabrication, qui intéresse au plus haut degréles colonies, la marine et le pays tout entier.
NOTICES INDUSTRIELLES.
REMORQUAGE SUR LES RIVIÈRES ET LES FLEUVES
PAR BATEAUX A VAPEUR A POINT FIXE,
Par M. Drouault, Ingénieur à Paris .
Du toueur et de sox action. — Le toueur est un bateau en fer de30 mètres de longueur et de 3 mètres de large. Deux machines à vapeur,d’une puissance collective de 20 chevaux, servent de moteur. Les roues àaubes sont à volonté, fixes ou folles sur les arbres extrêmes. L’arbre inter-médiaire porte un tambour ou treuil, qui est également et à volonté, tixeou mobile sur cet axe, et destiné à recevoir une chaîne en fer de II milli-mètres, d’une longueur de 500 mètres environ.
Lorsque les roues à aubes deviennent fixes, le même mouvement arendu le tambour libre sur son axe. M. Drouault suppose alors, pour opérerle touage, que l’on possède deux bateaux à vapeur ayant les mêmes dispo-sitions mécaniques.
Au moment du repos, les deux toueurs ont chacun leur chaîne enrouléesur leur tambour; un d’eux seulement a sa chaîne amarrée au convoi.Celui-ci, le premier loueur, met en marche et déroule sa chaîne sur lefond du lit du fleuve, le tambour est devenu libre : dans cette course, il estsuivi du second remorqueur. Le premier arrivé à l’extrémité de sa chaînelaisse tomber son ancre. Au même moment, le second toueur, qui a suivile premier, laisse en passant près de celui-ci le bout de sa chaîne, qui doitêtre frappé à bord du convoi à son arrivée à la première station, met enavant, et va mouiller son ancre après avoir défilé sa chaîne au-dessus dupremier toueur. Dans cet instant, le tambour est fixe sur l’arbre du pre-mier toueur, et les roues deviennent folles. Alors s’opère le mouvementde traction; le convoi est remorqué sans temps d’arrêt, car ce convoi,arrivé à la station du premier toueur, reçoit de celui-ci la chaîne du secondtoueur, qui est déjà parvenu à sa station et qui continue le mouvementascendant du convoi.
Le premier toueur à son tour laisse, en passant à côté du second, le boutde sa chaîne, qui doit être de nouveau amarrée au convoi lors de son ar-