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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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celle de M. Anliq, en ce que les cônes, au nombre de trois seulement, ontune vitesse indépendante du croisillon auquel ils sont attachés. Pourobtenir cet effet, larbre qui porte ce dernier est enveloppé dun manchonsur lequel est fixée une roue dangle, qui reçoit le mouvement dune autreroue semblable placée sur larbre moteur ; à la partie inférieure de ce man-chon est ajustée une autre roue dangle dun plus petit diamètre qui en-grène avec des pignons ajustés vers les extrémités des axes des trois cônes.

La table en granit repose sur un disque creux en fonte dans lequel onfait arriver un courant de vapeur; mais cette disposition, quoique nétantpas neuve à cette époque, nest applicable quautant que le moteur est unemachine à vapeur.

De toutes ces machines à chocolat, aucune delles ne peut servir à broyerle cacao tel quil sort du tarare-cacao , concassé en petits morceaux ; il fautde toute nécessité le soumettre à laction des pilons pour en former dabordune pâte plus ou moins compacte, et ce nest que dans cet état quon peutterminer le broyage par les cônes.

Depuis quelques années on a apporté aux machines à chocolat une mo-dification qui les rend plus propres aux usages auxquels elles sont desti-nées, en permettant de supprimer lemploi des pilons. Ainsi M. Hermann,au lieu de cônes , se sert actuellement de trois, quatre et six cylindres engranit, quil place sur un même plan horizontal. Dans ce système, le cacao,qui a été préalablement concassé au tarare, est directement jeté dans unetrémie, à laquelle est adapté un distributeur, qui ne livre à laction descylindres broyeurs quune très-petite quantité de substance à la fois, pourne pas donner à la machine trop de résistance à vaincre et pour que lebroyage se fasse le mieux possible. Cette opération ne pourrait être faitecomplètement en une seule passe : il en faut deux ou trois, et quelquefoismême davantage, selon le degré de finesse ou la qualité du chocolat quelon veut obtenir.

IDÉES GÉNÉRALES DE LA MACHINE DE M. HERMANN. Pl. 4.

Cette machine ne laisse rien à désirer, soit sous le rapport des ajuste-ments , soit sous le rapport du fini et des décorations qui y sont ajoutéespour en faire un objet de luxe pouvant être placé dans un magasin auprèsde meubles riches, à la vue du public.

M. Hermann construit de ces machines sur différentes dimensions pourmarcher à bras, depuis la force dun homme , comme pour marcher à lavapeur ou par eau, jusquà la puissance de quatre à six chevaux ; celle quenous publions est dune dimension moyenne, les cylindres ont 27 centi-mètres de diamètre.

La fig. l re est une élévation latérale de la machine ;

La fig. 2 un plan fait au-dessus ;

La fig. 3 une vue par le bout ;

La fig. 4 une coupe verticale suivant la ligne 1-2 de la fig. 2 ;