PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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celle de M. Anliq, en ce que les cônes, au nombre de trois seulement, ontune vitesse indépendante du croisillon auquel ils sont attachés. Pourobtenir cet effet, l’arbre qui porte ce dernier est enveloppé d’un manchonsur lequel est fixée une roue d’angle, qui reçoit le mouvement d’une autreroue semblable placée sur l’arbre moteur ; à la partie inférieure de ce man-chon est ajustée une autre roue d’angle d’un plus petit diamètre qui en-grène avec des pignons ajustés vers les extrémités des axes des trois cônes.
La table en granit repose sur un disque creux en fonte dans lequel onfait arriver un courant de vapeur; mais cette disposition, quoique n’étantpas neuve à cette époque, n’est applicable qu’autant que le moteur est unemachine à vapeur.
De toutes ces machines à chocolat, aucune d’elles ne peut servir à broyerle cacao tel qu’il sort du tarare-cacao , concassé en petits morceaux ; il fautde toute nécessité le soumettre à l’action des pilons pour en former d’abordune pâte plus ou moins compacte, et ce n’est que dans cet état qu’on peutterminer le broyage par les cônes.
Depuis quelques années on a apporté aux machines à chocolat une mo-dification qui les rend plus propres aux usages auxquels elles sont desti-nées, en permettant de supprimer l’emploi des pilons. Ainsi M. Hermann,au lieu de cônes , se sert actuellement de trois, quatre et six cylindres engranit, qu’il place sur un même plan horizontal. Dans ce système, le cacao,qui a été préalablement concassé au tarare, est directement jeté dans unetrémie, à laquelle est adapté un distributeur, qui ne livre à l’action descylindres broyeurs qu’une très-petite quantité de substance à la fois, pourne pas donner à la machine trop de résistance à vaincre et pour que lebroyage se fasse le mieux possible. Cette opération ne pourrait être faitecomplètement en une seule passe : il en faut deux ou trois, et quelquefoismême davantage, selon le degré de finesse ou la qualité du chocolat quel’on veut obtenir.
IDÉES GÉNÉRALES DE LA MACHINE DE M. HERMANN. Pl. 4.
Cette machine ne laisse rien à désirer, soit sous le rapport des ajuste-ments , soit sous le rapport du fini et des décorations qui y sont ajoutéespour en faire un objet de luxe pouvant être placé dans un magasin auprèsde meubles riches, à la vue du public.
M. Hermann construit de ces machines sur différentes dimensions pourmarcher à bras, depuis la force d’un homme , comme pour marcher à lavapeur ou par eau, jusqu’à la puissance de quatre à six chevaux ; celle quenous publions est d’une dimension moyenne, les cylindres ont 27 centi-mètres de diamètre.
La fig. l re est une élévation latérale de la machine ;
La fig. 2 un plan fait au-dessus ;
La fig. 3 une vue par le bout ;
La fig. 4 une coupe verticale suivant la ligne 1-2 de la fig. 2 ;