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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
du grand châssis, permet au rouleau de se prêter à la forme de la pierre,qui est taillée en portion de cercle à la surface supérieure, et d’appuyer surles substances à broyer sans un grand effort de la part de l’ouvrier, à causedu propre poids du rouleau et du ressort en spirale qui le soutient. Unperfectionnement important apporté à ce genre de machine, a été dedonner au rouleau broyeur un mouvement circulaire intermittent: pourcela, M. Antiq a placé sur ce rouleau un encliquetage qui s’engage dans lesdents d’une roue à rochet, et ce n’est qu’à chaque oscillation double duchâssis, que le rouleau tourne d’une quantité dépendante de l’intervalle dedeux dents consécutives de la roue à rochet ; cette disposition était de toutenécessité, car le frottement par glissement, dans certains cas, est plusefficace pour le broyage des substances.
Afin de faciliter la liquéfaction de la partie huileuse ou butyreuse ducacao, et faciliter encore le mélange avec le sucre, on place au-dessous dela pierre un fourneau pour tenir cette pierre à une température de 20 à 25degrés.
En 1819, M. Francœur lut un rapport sur l’application que fit M. Daretd’une petite machine à vapeur destinée à remplacer les bras d’hommesdans la manœuvre des appareils à fabriquer le chocolat ; c’était la premièreapplication de ce genre ; on reconnut que la matière était beaucoup mieuxbroyée et qu’il y avait économie dans la main-d’œuvre.
Quelques années plus tard , M. Antiq (1) établit une nouvelle machineà fabriquer le chocolat, qui a été imitée depuis par plusieurs construc-teurs, et qui est composée de quatre cônes en fonte, portés par un croi-sillon à quatre branches, fixé à un arbre central recevant son mouvementde rotation du moteur; les bras de ce croisillon portent, à leur naissanceet vers leur extrémité, des coussinets en bronze surmontés de ressortsà boudin, qui pressent contre eux et obligent les cônes de s’appuyer con-stamment sur la table en granit qui reçoit les substances à broyer. Cettetable a sa surface un peu inclinée du centre à la circonférence et se terminepar un rebord circulaire. Des raclettes, adaptées aux bras du croisillon,aident aussi à faire descendre la pâte qui s’accumule vers le centre. Lesquatre cônes ne tournent pas toujours avec leurs axes, deux d’entre euxpeuvent être rendus solidaires avec le croisillon, au moyen d’un enclique-tage que M. Antiq applique pour arrêter leur mouvement de rotation et lesforcer à glisser sur la table en tournant; de cette sorte on obtient le mou-vement de glissement ou de torsion indispensable pour un broyage par-fait ; il est bon de ne pas les laisser traîner trop longtemps de suite pour nepas fatiguer les cônes; cet elfet ne doit se produire que de temps à autre,quand on le juge convenable.
M. Chomeau (2) prit, le 17 septembre 18'i0, un brevet d’invention decinq ans pour une nouvelle machine à broyer le chocolat, qui diffère de
(I) Voir Vlnduslriel, v 11 1° vol. 1809.
(i) Ce brevet est déchu et publié dans le tonie sus, j-, Oi".