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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
volonté. Vers l’extrémité antérieure de l’arbre B' est ajusté un autre pignondroit O, qui sert à commander la roue P, montée sur l’arbre du cylindre A;et sur le même arbre B 7 , près de la grande roue J, est ajustée une autreroue droite en fonte M, qui engrène avec le troisième pignon N, fixé à cla-vette sur l’arbre du cylindre A 2 .
Si on examine la disposition de ces engrenages , on remarque :
1° Que le cylindre du milieu A, tourne en sens opposé des deux autres;
2° Que la vitesse de rotation de ces cylindres est différente pour chacund’eux. En effet, on voit d’abord que le rapport entre les diamètres dupignon K et de la roue J est comme 1 à 5; par conséquent, le cylindre A'tourne cinq fois moins vite que l’arbre moteur Q. D’un autre côté, le pi-gnon O portant 20 dents, et la roue P 35, le cylindre A tourne aussi moinsvite que le cylindre A', dans le rapport de 7 à 4. Enfin la roue M porte 42dents, et le pignon N en a seulement 12, par conséquent le rapport entreles deux vitesses de rotation de ces cylindres A' et A 2 est comme 3,5 à 1 ,c’est-à-dire que le rouleau À' fera trois tours et demi pendant que lerouleau A 2 n’en fait qu’un.
La pâte de cacao, qui est d’abord broyée entre les deux premiers cylindresÀ et A', passe ensuite, par sa propre adhérence de la surface de ceux-ci,sur le troisième rouleau A 2 , dont le sens du mouvement en facilite encorel’appel. En avant de ce dernier cylindre est appliquée une raclette g, dontl’axe est supporté à ses extrémités par les pointes à vis V ( fig. 1 et 2). Pourfaire presser cette raclette d’une quantité déterminée contre la surface durouleau, on a rapporté sur son axe deux petites branches en fer h, au boutdesquelles se taraudent les vis verticales i (fig. 4), qui buttent sur desoreilles fixées en dedans du bâtis.
Mécanisme qui règle la position des rouleaux. — L’écartementdes cylindres n’est évidemment pas toujours le même , il dépend de l’étatplus ou moins avancé du broyage du cacao ; à mesure qu’on augmenteles passes, il faut les rapprocher ; mais on conçoit que ce rapprochementdoit se faire d’une manière régulière, et que l’espace qui reste libreentre les cylindres doit être uniforme sur toute leur longueur, autre-ment la pâte serait broyée inégalement. Pour obtenir ce rapprochementrégulier, le constructeur a adapté de chaque côté de la machine les axesen fer forgé /, portant chacun deux vis sans fin d, qui engrènent avec lespetites roues héliçoïdes c ; celles-ci sont fixées sur les tiges horizontales« et a dont le bout taraudé se visse dans les paliers C et C 2 . Ces tiges sontretenues dans les petits supports b, et font l’office de vis de rappel, ayantun mouvement de rotation sur elles-mêmes, et pouvant faire avancer oureculer les paliers C et C 2 . Pour les manœuvrer, les axes / portent chacunune manivelle e, qui permet de les tourner dans un sens ou dans l’autrepour faire approcher ou écarter les cylindres. Si les filets des vis sont exac-tement les mêmes , il est évident que les paliers d’un même arbre devrontavancer ou reculer de la même quantité, et si dans le montage de la ma-