PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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chine on a bien pris le soin de placer les paliers de telle sorte que lescylindres aient leurs arbres parallèles, ils devront toujours conserver ceparallélisme.
De la trémie alimentaire. — Cette trémie doit être construite demanière à porter parfaitement sur la surface convexe des cylindres, afinque le cacao ne puisse s’échapper au dehors sans être broyé. Comme cettecondition ne pourrait être remplie après que la machine a marché pendantquelque temps, à cause de l’usure, si la trémie était d’une seule pièce, leconstructeur rapporte dans son intérieur deux registres ou platines enbois S, découpées inférieurement suivant la courbure des cylindres ; cesplatines sont taillées latéralement en biseaux pour glisser dans des rainuresrapportées contre les parois intérieures de la trémie, et afin de les obligerà s’appuyer sur les cylindres, des écrous ?», à semelles minces, fixées sur lesfaces antérieures de cette trémie reçoivent les vis buttantes l , qui pressentpar le bout sur les boulons qui relient les platines avec les côtés de latrémie. Les semelles de ces écrous sont à coulisse, pour permettre auxregistres de descendre ou de monter de la quantité nécessaire.
La trémie est portée par deux bras en fer sur deux tiges verticales n, quisont taraudées à leur partie inférieure, pour se visser dans des pitons krapportés à l’intérieur du bâtis, afin de la soutenir à la hauteur convenable.
PRIX ET TRAVAIL DES MACHINES A CHOCOLAT.
M. Hermann construit des machines à cylindres, comme nous l’avonsdit, sur différentes dimensions. Les premières, les plus petites, établiessur bâtis à pilastres cannelés, fermés par des panneaux en fonte ornée,bronzée et dorée, et pouvant être mises en mouvement chacune par unseul homme, peuvent faire au moins 20 kilog. de chocolat par jour, leurprix varie de 1,000 à 1,200 fr.
Des machines plus fortes marchant avec deux hommes, et au besoin parun manège ou par un moteur inanimé, reviennent de 1,300 fr. à 1,600 fr.,et peuvent produire une quantité de chocolat beaucoup plus considérable,qui varie suivant la vitesse qu’on peut leur imprimer, et par conséquentsuivant la force disponible.
Des machines semblables à celle représentée sur la pl. h , pouvant fabri-quer depuis 150 jusqu’à 400 kilog. de chocolat par jour, coûtent 2,000 à3,500 fr., suivant la richesse des ornements et la force des cylindres.
Si l’on veut bien remarquer que la fabrication du chocolat est peut-êtrel’une des branches d’industrie qui rapportent le plus aux fabricants, oncomprendra aisément que les machines destinées à cette fabrication doiventprendre de plus en plus d’extension en France comme à l’étranger. M. Her-mann en a déjà placé un grand nombre; MM. Boutevillain, Farcot, Rolet,Antiq, etc., s’occupent également de la construction de ces sortes de ma-chines.