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espèces de cartouches, et ces dernières ne sont pas jetées directement dansle récipient ; elles sont placées d’abord dans un tuyau vertical B qui lësurmonte, et n’y tombent que peu à peu. La quantité de craie et d’acidedoit être égale, et le volume total du blanc, de l’acide et de l’eau doit êtretel qu’il ne puisse occuper que les trois quarts de la capacité du récipient,pour éviter que l’écume de la craie décomposée ne monte dans le tuyau ;dans le cas où on ne prendrait pas cette précaution, on place au sommetdu tube deux diaphragmes de flanelle, dont l’un est adhérent au bouchonqui en ferme l’ouverture, et par laquelle on introduit les cartouches deblanc, et l’autre placé à l’extrémité d’un petit tube que l’on met dans l’in-térieur du grand, et par lequel passe le gaz.
Comme l’acide sulfurique, au moment où on l’étend, dégage une fortechaleur, il est toujours bon de préparer cette solution quelques heures aumoins avant de s’en servir, afin de lui donner le temps de refroidir. Il estnécessaire de ne point varier les proportions des matières employées pourdégager le gaz, car on comprend que c’est de ces proportions que dépendla bonne qualité de l’eau. Il paraît qu’on sera dans les meilleures condi-tions tontes les fois qu’on mettra cinq parties en poids de craie contre unepartie d’acide.
Sur le récipient dont nous avons parlé, et dans lequel se produit le gaz,diverses ouvertures ont été pratiquées : 1° en 6, pour introduire l’eau aci-dulée , ou pour laisser échapper le gaz au besoin ; 2° en c, pour le passagede l’arbre de l’agitateur; et 3" en a, pour le passage de la tige qui soutienten l’air les cartouches de craie et ne les laisse tomber qu’à volonté ; et 4°en g pour vider l’appareil.
Le tuyau vertical placé au-dessus du récipient peut communiquer avecdeux cylindres laveurs cylindriques C, qui sont surmontés chacun d’unrobinet à piston d, et le tuyau e, qui établit la communication entre eux,est garni d’un manchon à robinet. Ces cylindres laveurs communiquentensuite dans une capacité cylindrique D, que l’on nomme saturateur,laquelle est supportée par un arbre horizontal sur deux supports en fonte E,et on lui imprime un mouvement de balancement pour opérer le mélange.
Les choses étant disposées comme nous venons de le dire, on parvientà obtenir le liquide gazeux, en introduisant d’abord les cartouches dans legros tuyau placé au-dessus du récipient, on ouvre le robinet à piston placédans le premier cylindre laveur, et on tient fermé celui du deuxième ; parconséquent, il n’y a aucune communication de ce dernier avec le récipient.On commence ensuite à faire tourner l’agitateur -, un tour est suffisant pourdéchirer la cartouche ; le dégagement se'fait aussitôt entendre, et le ma-nomètre F, placé au-dessus du second cylindre laveur, indique la pression,qui doit être alors de deux ou trois atmosphères; on prend soin de laisserd’abord écouler l’air qui peut provenir du récipient et du cylindre laveur,puis on ouvre le second robinet pour laisser arriver le gaz dans le saturateur.
Ce cylindre est préalablement rempli de liquide, afin qu’il ne contiennepoint d’air atmosphérique, mais alors comme le gaz acide carbonique qui