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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
vient du récipient et des laveurs ne pourrait y entrer facilement, on retire,au moment d’y faire passer le gaz, environ deux litres d’eau par le robi-net/, placé à sa partie inférieure; alors le gaz y arrive en abondance, etpermet d’agiter l’eau avec plus de facilité.
Dès que le gaz a remplacé le liquide que l’on vient de tirer, on balancele cylindre en mettant un léger intervalle entre chaque oscillation, afind’éviter un dégagement trop abondant dans le récipient, car, au com-mencement de la saturation, l’eau absorbe toujours beaucoup de gaz,ainsi qu’on peut l’observer au manomètre, qui descend alors rapidement.Chaque oscillation du cylindre doit être faite brusquement, afin que l’eautombe de haut en bas le plus rapidement possible. On continue ce balan-cement au fur et à mesure que le gaz y arrive, et lorsqu’on s’aperçoit que,malgré l’oscillation du cylindre, la pression indiquée par le manomètre semaintient, c’est une preuve que l’eau en est saturée au degré indiqué, quiest ordinairement à huit atmosphères ; dans cet état, on peut commencerl’embouteillage. Une fois la mise en bouteille commencée, il est inutile demanœuvrer de nouveau l’agitateur pour produire du gaz, car le dégage-ment continue en quantité suffisante ; la pression intérieure diminue bienun peu par la sortie du liquide, et pendant tout le temps qu’elle a lieu;mais le gaz ne cessant d’augmenter de volume dans le cylindre, son ressortn’en acquiert que plus de puissance, et le liquide se trouve ainsi chasséavec plus de violence à la fin de l’embouteillage.
BOUCHON MÉCANIQUE ET BOUTEILLE DE M. SAVARESSE.
Après avoir donné la description des différents appareils appliqués à lafabrication des eaux gazeuses, il ne sera sans doute pas inutile de faireconnaître les nouvelles bouteilles en grès qui sont actuellement en usage,et dans lesquelles on peut, sans perdre aucune parcelle de gaz, introduirele liquide gazeux et le verser.
La fig. 15 représente une élévation, au l/8 e , d’une de ces bouteilles engrès garnie de sa fermeture à soupape.
La fig. 16, une coupe verticale par l’axe de la bouteille, au 1 jk d’exécution.
La bouteille À', proprement dite, est en grès ; elle est terminée supérieu-rement par une petite partie cylindrique a , sur laquelle se lutte la douille bqui forme la base de tout le système du bouchon hermétique. Cette douilleest surmontée d’un manchon cylindrique c , ouvert à la partie supérieureet fermé par un bouchon à vis d. Dans l’intérieur de ce manchon est unesoupape conique s qui s’ajuste dans le haut de la douille b , et dont la tigecylindrique e est pressée par un ressort à boudin , maintenu verticalementpar un goujon. L’effet de ce ressort est de presser la soupape contre sonsiège pour la tenir constamment fermée et la rendre incapable de céder àla pression opposée du gaz renfermé dans la bouteille, qui tend par saforce élastique à l’ouvrir.
Le cylindre c porte vers le haut deux petites joues h, entre lesquelless’ajuste le levier courbe j, qui a son point d’oscillation en i. Dans la