PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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à adapter aux générateurs à vapeur (1), dans laquelle les plaques fusiblessont totalement supprimées.
La société d’encouragement, dès l’année 1828, a offert plusieurs prixpour les meilleurs moyens de prévenir l’explosion des chaudières à vapeur.Plusieurs ingénieurs, stimulés par ces récompenses, et plus encore dansle but de rendre un grand service à l’humanité, s’occupèrent de cette ques-tion. C’est ainsi que M. Galy-Cazalat proposa des bouchons fusibles métalli-ques qu’il introduisait dans l’intérieur d’un tube vertical dont la partiesupérieure, fermée par un robinet à poche, traversait la paroi supérieurede la chaudière, et dont l’extrémité inférieure était fixée après le fond,de telle sorte à isoler le bouchon qui ferme l’orifice du tube, du contact del’eau. 11 mettait au contraire la partie intérieure du tube en communica-tion avec la vapeur de la chaudière, par de petites ouvertures latéralespratiquées dans son épaisseur et au-dessus du niveau de l’eau; de sorteque si le bouchon venait à se fondre, la vapeur se précipitait sur le foyer eten arrêtait la combustion.
Plusieurs autres ingénieurs distingués, et particulièrement M. Frimot,ont aussi proposé divers moyens qui ont été successivement décrits dansles bulletins de la Société d’encouragement.
En 1837, M. Chaussenot prit un brevet d’invention pour un systèmede soupape de sûreté appliqué aux générateurs à vapeur, composé de troissoupapes , une grande et deux petites ; la première est renfermée dans uneboîte qui se ferme à clef; sa face inférieure en contact avec son siège, esttrès-mince ; elle a moins d’un millimètre de large, par conséquent l’adhé-rence y est très-faible, et la pression atmosphérique a peu d’influence; leguide intérieur est supprimé, et la pointe qui sert d’intermédiaire pourtransmettre sur la tête de la soupape la pression du levier, est disposée detelle sorte qu’elle se trouve sur une même ligne horizontale avec le pointd’appui et dans le plan de jonction de la soupape. Les deux autres soupapesplacées à l’extérieur de la boîte, sont construites d’après le même principe,et sont à la disposition du chauffeur; dans le cas où celui-ci viendrait à lessurcharger, cela ne pourrait présenter aucun inconvénient, parce que lagrande soupape est plus que suffisante pour laisser échapper la vapeur quipourrait occasionner un excès de tension. Mais les soupapes à levier nepeuvent jamais que donner des indications d’excès de pression dans lachaudière; si ce genre de soupape est toujours suffisant dans les cas lesplus ordinaires pour une tension régulière de la vapeur, elles deviennentinsuffisantes dans les productions instantanées de la vapeur par le contactde l’eau avec des surfaces rougies; c’est pourquoi un indicateur de niveaud’eau est de toute nécessité, et c’est là surtout que doit se porter toutel’attention des ingénieurs.
M. Chaussenot ne s’est pas arrêté aux perfectionnements apportés auxsoupapes, il chercha à prévenir les explosions provenant d’un abaissement
(I) Voir la noie et l’ordonnance royale inscrites dans le 3» vol. de ce recueil, p. 34-4,