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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

extraordinaire du niveau de leau dans les chaudières, quelle que soit lacause de cet abaissement.

On sait que la plupart des flotteurs encore en usage dans les chaudièresà vapeur, sont loin de remplir les conditions voulues ; jusquà présent,les meilleurs indicateurs de niveau, qui ont paru, sont ceux à tubes deverre ; mais ils ne sont pas exempts dinconvénients, tant à cause de leurfragilité que de leur peu dexactitude à marquer un niveau vrai, à causedes oscillations dune très-grande étendue, dans les chaudières de bateauxou de locomotives, par lobstruction des tuyaux et robinets de communica-tion , et enfin par la perte de transparence de ces tubes.

Bans les chaudières des bateaux à vapeur, et surtout dans les machineslocomotives, lon ne peut employer le flotteur ordinaire , on se sert derobinets-jauges placés à des hauteurs différentes; mais on conçoit quilsne peuvent donner que des indications grossières, et que , dans plusieurscas, elles pourront être tout à fait fausses, car, si la vapeur se produit àune haute pression, il peut arriver quau moment lon ouvre le ro-binet jaugeur, leau soit soulevée au-dessus de son orifice et détermineune élévation artificielle, tandis que le niveau se trouverait réellementplus bas sans cette circonstance. Un effet contraire peut aussi se pré-senter dans les chaudières à basse pression, lorsque la pression de lairatmosphérique se trouve accidentellement supérieure à la force élastiquede la vapeur, auquel cas leau qui est au-dessus de louverture du robinetest refoulée au dessous et ne laisse sortir ni vapeur ni eau. Les oscillationssont encore des causes qui empêchent de sen rapporter entièrement àces robinets.

Les anciens flotteurs adaptés aux machines fixes, peuvent encore moinsdonner des indications de niveau exactes. La tige qui suspend le flotteur,a besoin dêtre assez grosse pour résister à son poids et aux balancementscontinus que leur imprime leau, et pour que lon puisse faire le joint ; cettecondition oblige de serrer le presse étoupe, ce qui empêche que le flotteurpuisse suivre facilement les diverses variations du niveau deau, et obligeles chauffeurs à le faire mouvoir à la main pour sassurer de sa mobilité,par conséquent, une attention toute particulière quil est difficile dobtenir,puisque rien que la vue peut annoncer que le niveau deau est trop élevéou trop bas.

Cet inconvénient était senti depuis longtemps ; on avait songé dy ajouterun sifflet qui devait annoncer labaissement du niveau; mais ces flotteursà sifflet nont pas été construits avec tout le degré de précision quilsdoivent posséder; ils furent peu employés et même abandonnés quoi-que la première application , qui paraît être due à M. A. Sieb, remontedéjà à 1824.

Cétait pour remédier à ces divers inconvénients que M. Chaussenota apporté des perfectionnements aux indicateurs à sifflet que lon trouveradécrits dans le 39 e volume des bulletins de la Société dencouragement.