PUBLICATION INDUSTRIELLE.
la machine, si celle-ci doit être arrêtée, autrement elles devront laisser unpassage plus ou moins libre à la vapeur. La queue de la soupape portesupérieurement une douille cl, dans laquelle s’ajuste un pe'it arbre e, tailléen couteau; vers le milieu de la hauteur, on a pratiqué un évidement enarc de cercle pour que la soupape ne soit point gênée dans son mouve-ment par l’arbre/, et à la partie inférieure, une ouverture rectangulairepour le passage d’un petit galet g qui la pousse, soit dans un sens ou dansl’autre. Cette soupape ne repose pas toujours par son propre poids surson siège , comme cela arrive le plus ordinairement dans les soupapes ordi-naires; ici ce contact peut se régler à volonté d’une manière tout à faitrégulière, sans secousse, et aussi faible que l’on veut. A cet effet, on faitreposer le couteau e dans les échancrures li , ménagées sur les deux côtésdu levier B, dont le point de rotation est en i; l’autre extrémité de celevier s’appuie sur la pointe de la vis C ; si on fait avancer celle-ci, le leviermonte sur le plan incliné formé par la pointe, et la soupape c est soulevée.Pour que la vapeur ne puisse sortir par cette vis, et pour, de plus, pré-venir son dérangement ou son desserrage, on a mis à l’extérieur uncontre-écrou j, que l’on applique contre une saillie ménagée sur le corpsde la boîte, et on interpose entre les surfaces en contact une petite ron-delle de chanvre qui empêche toute sortie de la vapeur à l’extérieur.
Le levier B est supporté par deux vis k , qui traversent les deux mame-lons l, venus de fonte avec la boîte; elles sont terminées en pointe pourpénétrer légèrement dans le trou pratiqué au levier ; de sorte que le frot-tement de ce dernier est réduit autant que possible : comme ces vis sontassez longues et d’un pas serré, elles suffisent pour retenir la vapeur etl’empêcher de sortir au dehors.
La soupape c est mise en mouvement par le régulateur de la machine, aumoyen du levier m, fixé sur l’arbre/, lequel est supporté, d’un côté, dansl’une des parois de la boîte A, et de l’autre par la pointe de la vis n , tarau-dée dans le mamelon o, venu de fonte avec la boîte ; elle est retenue dansune position fixe par le contre-écrou p, qui en même temps est utilisé <àformer un joint par une petite bague de chanvre ou de papier, pour empê-cher la vapeur de s’échapper à travers les filets de la vis. Sur l’arbre/, estfixé par une goupille un petit levier r, à l’extrémité duquel se trouvele goujon s, qui porte le galet g, pour faire mouvoir la soupape c, soitdans un sens, soit dans un autre; elle peut ainsi se fermer ou s’ouvrir àun degré convenable qui dépend de la marche de la machine. La portionextérieure de l’arbre /, sur laquelle se fait l’ajustement du levier m, et quicommunique avec le modérateur, est constamment plongée dans un baind’huile, qui lubréfie constamment cette seule partie de l'arbre où il existeun froltement, lequel est toujours très-petit, parce que la vis n ne doitpresser l’arbre que de la quantité nécessaire pour que le contact ait lieusur la surface conique.
Si on a bien compris de quelle manière ces ajustements sont faits, on