PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Les trois soupapes k sont recouvertes par un réservoir commun N encuivre, muni à son milieu d’un ajutage vissé à l’extérieur pour recevoir leraccord du tuyau qui amène l’air dans l’intérieur de la cloche à plongeur.Ce réservoir est garni inférieurement d’une bride pour se fixer à la plaqueL, et doit former avec elle un joint parfait pour éviter la sortie de l’aircomprimé par les pompes.
ÀiiBRE moteur coudé et bielles. — L’arbre coudé O est d’un seulmorceau ; ses coudes P, comme nous l’avons dit, sont disposés de manièreque les trois angles qu’ils forment entre eux soient égaux et projetés dansune même circonférence. Cet arrangement présente l’avantage de diviserla résistance et d’avoir un mouvement plus uniforme dans l’introductionde l’air et son expulsion hors de la pompe. Au milieu de chaque coude esttournée une partie ellipsoïde pour l’ajustement des coussinets l dans leschapes m des bielles en fer forgé S qui sont divisées chacune en deuxbranches pour laisser jouer librement les guides o, assemblées commeelles par articulation avec les pitons j. Les coussinets l sont retenus par lesdoubles clavettes p , et l’arbre à manivelle est supporté à ses deux extré-mités par des coussinets en bronze, ajustés dans des paliers venus de fonteavec les bâtis T, qui sont boulonnés sur la plaque de fondation L. A l’unedes extrémités de l’arbre coudé on a placé un volant Q (fig. 3), afin derégulariser le mouvement, et après l’un de ses bras l’on a fixé un descoudes de la double manivelle R, dont le milieu et l’autre extrémité sontsupportés par des châssis en fonte T', semblables à ceux de l’appareilpneumatique ; c’est en faisant agir les manœuvres à cette manivelle quel’on fait mouvoir les pompes, et comme on a donné à leurs soies unegrande longueur, on peut, si le besoin l’exige, mettre quatre ou six hom-mes facilement.
Il est bon de faire remarquer que dans ces pompes on doit régler lacourse des pistons de manière à ne laisser que le moins d’espace nuisiblepossible, et que les canaux M doivent être à leur minimum de grosseur etde longueur, car s’ils dépassaient une certaine dimension , il pourraitarriver que les soupapes k ne jouent plus, et par conséquent les pom-pes ne fourniraient plus d’air; cet inconvénient pourra d’autant plus seprésenter, que la cloche dans laquelle on envoie l’air sera plus enfoncéesous l’eau. En effet, ces soupapes seront soumises à une pression d’au-tant plus grande, que le plongeur sera descendu à une plus grandeprofondeur; par conséquent, la pression qui a lieu en sens opposé etqui provient de la compression de l’air lorsque les pistons descendent,doit toujours l’emporter sur celle qui provient de la colonne d’eau, et lapression qu’exercera le piston sera d’autant plus grande qu’il aura diminuéle volume d’air renferme dans son corps de pompe ; il résulte donc que siles espaces nuisibles n’étaient pas réduits dans une certaine proportionavec les volumes engendrés par les pistons, l’air pourrait ne pas être assezcomprimé pour surpasser la pression qu’exerce l’eau sur la tète des soupapes.