86
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
De la cloche a plongeur. — La cloche I est fondue d’un seul mor-ceau et ne pèse pas moins de 7,000 kilog. ; elle est légèrement conique debas en haut; sa partie inférieure est sur une certaine hauteur plus épaisse,afin de donner aux parois plus de raideur et éviter les vibrations trop fortesqui pourraient compromettre sa solidité. À la partie supérieure , on a faitvenir de fonte avec la cloche deux oreilles z (fig. 12), auxquelles s’atta-chent les extrémités de la double chaîne s réunies par un même anneau danslequel s’engage le crochet du moufle t (fig. 1 et 2). Ce dernier reçoit lalongue chaîne u qui enveloppe ses poulies et repasse sur celles du moufleb, pour se rendre de là sur le tambour du treuil U. Vers le centre de laparoi supérieure de la cloche est un renflement qui est percé d’une ouver-ture contre laquelle se fixe le tuyau courbe v par une bride ; il est ensuiteterminé par une portion taraudée destinée à recevoir le raccord d’un longtuyau v', en caoutchouc ou en cuir, garni intérieurement d’un fil de feren spirale, et communiquant avec le réservoir des pompes pneumatiques,pour amener l’air dans l'intérieur de la cloche. Mais avant que cet airpuisse s’y introduire, il est obligé de soulever la soupape n (fig. 12), quis’ouvre du dehors en dedans ; le but de cette soupape est d’intercepterla communication de l’intérieur de la cloche avec le tuyau qui amène l’air;elle est surtout nécessaire lorsque les pompes ne fonctionnent pas, etquand on commence à descendre la cloche au fond de l’eau, parce quesans elle l’ouverture restant ouverte, l’eau pénétrerait dans l’intérieur dela cloche. Cette soupape est munie à son centre d’une tige qui passe dansl’œil d’une bride en fer fixée à la cloche pour lui servir de guide; il estparfaitement inutile de mettre un ressort pour l’obliger à se fermer, car,aussitôt que les bords inférieurs de la cloche sont en contact avec la surfacedu liquide, l’air renfermé dans l’intérieur de cette cloche éprouve bientôtune pression qui fait fermer la soupape ; il se trouve donc emprisonne, etne peut plus en sortir. La paroi supérieure est percée de huit ouverturescirculaires, que l’on bouche par des lentilles de verre x d’une forte épais-seur, semblables à celles en usage sur le pont des navires ; elles sont desti-nées à laisser passer la lumière dans l’intérieur de la cloche ; la fig. 5montre l’ajustement d’un de ces verres que l’on retient solidement par unebride et une rondelle en feutre de manière que l’eau ne puisse passer parle joint. A environ 70 centimètres du bord inférieur, on établit deux ban-quettes sur lesquelles peuvent s’asseoir les ouvriers que l’on descend aufond de l’eau.
Du treuil. — Dans un treuil destiné à manœuvrer une cloche à plon-geur, il est delà dernière importance de pouvoir régler la vitesse d’ascen-sion ou de descente, et surtout, dans le cas d’une circonstance imprévueou d’indisposition des travailleurs, de les relever avec promptitude. Celuidont nous allons donner la description est à double engrenage, ce quipermet de diminuer ou d’augmenter la vitesse avec facilité. Les fig. 1,3 et10 donnent différentes vues qui pourront en faire connaître la construction.