PUBLICATION INDUSTRIELLE
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Son bâtis est composé de deux châssis en fonte V convenablement évidés,alégis et garnis de nervures dans les divers contours pour lui donner plusde force, tout en laissant l’apparence d’une grande légèreté; ils se fixentpar des boulons sur le pont du bateau, et on maintient leur écartementpar des entretoises.
Le treuil est un cylindre U en fonte, creux sur une grande partie de salongueur, et n’ayant pas plus de 22 millimètres d’épaisseur ; vers ses extré-mités sont ménagées de larges joues, qui sont percées au centre pour lepassage de son arbre avec lequel il est lié invariablement; celui-ci estsupporté à chaque extrémité, par des coussinets rapportés au milieu deschâssis de fonte V, et reçoit d’un côté une grande roue droite fixée à de-meure sur lui, pour engrener avec le pignon a' ajusté à frottement douxsur l’arbre b'; la douille de ce pignon est prolongée, pour être mise encommunication avec le manchon d’embrayage c' qui est ajusté sur le mômearbre b', de telle sorte qu’il puisse glisser librement dans le sens de salongueur, et être entraîné dans le mouvement de rotation de cet arbre. Surce dernier sont également rapportés un second pignon s 'et un autre man-chon dl , disposés de la môme manière que ceux qui précèdent. L’arbre b'est supporté à ses deux extrémités par des parties avancées qui font corpsavec les bâtis ; il est prolongé en dehors et de chaque côté pour y placer lesdeux manivelles Y, au moyen desquelles on fait fonctionner le treuil. Au-dessus de l’arbre b' est une entretoise/, qui, tout en maintenant l’écar-tement des flasques du bâtis, sert en même temps de support aux leviersà fourchette g’ ( fig. 10 et 11 ), qui s’engagent dans les gorges des man-chons c' et d'; ils sont terminés supérieurement par des sphères pleines eufonte h' servant de contrepoids, pour obliger les manchons à rester dansla position qu’on leur fait occuper.
Le pignon z', placé à frottement doux sur l’arbre b', engrène avec laroue Z, fixée à demeure sur l’arbre W, dont les tourillons tournent dansdes coquilles rapportées à la partie supérieure des côtés du Lâtis.
Nous avons dit que ce treuil était disposé de telle sorte , que l’on pouvaità volonté modifier la vitesse de rotation de son tambour. Si on se rappelleque les pignons a' et z' tournent librement sur l’arbre b', que les man-chons d’embrayage ne peuvent seulement que se promener dans le sens dela longueur de cet arbre, et qu’au moyen des leviers g', on peut les faireengrener avec les pignons ou les rendre indépendants, il sera facile decomprendre comment on parvient à changer la vilesse.
A cet effet, prenons les pièces telles qu’elles sont placées sur la fig. 10supposons que des hommes agissant sur les manivelles fassent tournerl’arbre b', le manchon c' étant débrayé du pignon a', celui-ci ne serapas entraîné par la rotation de l’arbre b’ ; le manchon d’ est au contraireembrayé avec le pignon z’; il devra donc tourner avec l’arbre; or, ce pignontransmet son mouvement à la roue Z d’un plus grand diamètre; par consé-quent l’arbre W, sur lequel elle est montée, aura une vitesse de rotationmoiudre. Sur cet arbre est fixé le pignon k', qui engrène avec la grande