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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ment le plateau à une position opposée à celle qu’il occupe, il suffit de tour-ner la manivelle m' ; mais si on veut faire marcher la pièce par la machine,graduellement, suivant l’épaisseur du copeau que l’on veut enlever, onembraye le second cliquet x, avec la roue à rochet w, afin que celle-cireçoive un mouvement de rotation très-lent de l’excentrique, par l’inter-médiaire du tirant y, et du levier à coulisse u. Il est inutile d’observer quel’on a dû préalablement débrayer le rochet p, pour que, pendant ce temps,la roue o ne tourne pas : celle-ci ne doit évidemment marcher que pourraboter des pièces circulaires, de môme que l’autre ne doit servir que pourdresser des surfaces planes.
CONE DE LEMBECQ, PAR MM. P. CLAES FILS ET VAN-GOETHEM.
Monsieur Armexgaud aîné, a Paris ,
Nous avons lu avec attention les indications que vous donnez sur notreappareil, et venons vous prier de faire quelques rectifications, dans uneprochaine livraison, sur plusieurs erreurs qui se sont glissées dans votrepremière rédaction.
Ces erreurs portent : 1» sur le titre de : Appareil à feu continu ; je con-çois que vous ayez été induit en erreur sur ce point, puisque, par unefaute de copiste, le brevet a été délivré sous ce titre, quoiqu’il soit expres-sément demandé sous la dénomination d’Appareil à effet continu; 2° lesdistributeurs intérieurs et extérieurs ne sont pas réunis; ils sont, au con-traire, séparés, pour pouvoir fournir à l’appareil des quantités en rapportavec la surface de chauffe ; ces quantités sont fournies par les robinets ettuyaux alimentaires, commandés par les tiges du régulateur ; 3° la hauteurqu’on donne aux collerettes ne sert pas à empêcher que le sirop ne se dé-verse au-dessus, cela serait un indice certain de mauvaise qualité de sirop,mais elle sert à recueillir une pluie de gouttelettes, presque atomiques, queforment les bulles en éclatant, et qui sans cela, jailliraient à 60 ou 80 centim.de l’appareil ; 4° nous avons aussi été d’opinion que l’évaporation intérieuredevait être plus grande qu’à l’extérieur; mais des expériences bien con-cluantes nous ont prouvé qu’il n’en était pas ainsi, et que l’évaporationétait toujours en rapport avec les surfaces de chauffe ; en effet, nous avonsétabli dans l’intérieur de l'appareil un courant d’air assez fort, pour y faireaspirer des mouchoirs, des papiers et même du bois ; nous avons cuit pen-dant Faction de cette aspiration et sans celte action , et nous n’avons con-staté aucune différence, ni en quantité produite, ni en coloration.
Nons avons bien, Monsieur, l’honneur de vous saluer, etc.
P. P. Claës fils et Y. Van Goethem,
Y. Van Goethem.
« Voici d’autres documents relatifs à cet appareil, et que nous devons àl’obligeance de M. Van Goethem, d’après des expériences faites, en pré-