PUBLICATION INDUSTRIELLE. 95
sence d’un grand nombre de fabricants et raffineurs, dans une fabrique desucre à Serancourt.
1 er essai. Le sirop avait 17 degrés de densité et 60 degrés Réaumur detempérature; nous l’avons ramené à 31 degrés bouillant; nous avons con-centré 2,373 litres de sirop en une heure 58 minutes ( soit 20 litres 1/10 parminute), en ne brûlant que 196 kilog. de charbon, ou 1 kilog. de charbonpour 12 lit. 15 c. de sirop.
2“ essai. Nous avons cuit 20 formes de 40 litres en 57 minutes, en pre-nant le sirop à 31 degrés (soit 14 litres par minute de sirop cuit. )
3' essai. 478 litres de sirop à 6 degrés froid ont été ramenés à 20 degrésbouillant, en 25 minutes. Des expériences de tous genres ont été faites surla coloration, tant sirop cuit qu’évaporé, et aucun spectateur n’a pu entrouver. »
Nous reviendrons prochainement sur de nouveaux détails au sujet de cetintéressant appareil, qui est destiné à rendre surtout de grands servicesdans nos colonies.
NOTICES INDUSTRIELLES.
FABRICATION MÉCANIQUE DES PLAQUES ET RUBANS DE CARDES,
PAB M. MIKOÜDE DE BOÜJÎN.
Outre les grandes améliorations apportées par M. A. Miroude aux ma-chines à bouter les cardes à laine et à coton, tant pour la régularité de laperce que pour la régularité des dents, cet habile fabricant est parvenu,après plus de deux ans de recherches et de grandes dépenses, à terminerune nouvelle machine à bouter les cardes à chanvre et étoupe (dites cardesà lin), pour laquelle il a pris un brevet d’invention en 1840.
En France comme à l’étranger, on sait que ce genre de cardes est fait àla main, en coupant d’abord le fil de fer à une longueur déterminée, puisen faisant les pointes sur une meule ; ce qui a le grand inconvénientd’échaulîer le fil, et par cela même de lui ôter de sa qualité, aussi les dentss’émoussent-elle facilement. Il faut ensuite ployer et crocher les dentsdans des étaux, les passer au tonneau pour les polir, et enfin les bouterune à une dans le cuir percé à l’avance. Tous ces travaux faits séparémentpermettent peu de régularité dans la confection.
C’est la mauvaise réussite de cette fabrication à la main qui a fait déci-der M Miroude à chercher une machine qui, comme celles à bouter lescardes à laine et à coton, livre la carde toute faite.
Les personnes qui connaissent les machines à bouter les cardes à laineet à coton, sont à même d’apprécier tous les mouvements qu’il a fallu com-biner pour obtenir une fabrication aussi parfaite. Cette machine est, sanscontredit, l’une des plus ingénieuses et des plus vivantes qui existe. Aussi,en 1841, la Société d’émulation de Rouen a décerné à ce sujet une mé-daille d’or à son inventeur. Et à voir les superbes produits qu’il a envoyés