PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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(fig. 13 et 14). Ce système lie parfaitement toutes les parties les plusactives de la charrue et leur donne une grande force de résistance. Ceboulon à poignée sert donc à la fois de liaison intime entre l’âge, les ver-soirs, le sep et le soc; il rend le premier et le dernier solidaires l’un del’autre ; il remédie à l’inconvénient, si grave et si fréquent dans beaucoupde charrues, du défaut de solidité et de fixité invariable dans le soc. Enfince môme boulon sert de broche à la charnière qui fixe les versoirs et surlaquelle ils pivotent lorsqu’ils doivent être employés à tourne-oreille.
Une traverse en fer e, courbée suivant un rayon convenable, est fixéepar ses extrémités à chacun des versoirs, en dehors de l’étançon postérieur/ de la charrue, de manière qu’en faisant mouvoir les versoirs de droite àgauche, cette traverse se meut dans toute sa longueur, en touchant àl’étançon , moins 2 à 3 miilim. de jeu.
lin petit crochet en fer est fixé dans une mortaise pratiquée au milieude l’étançon postérieur, et il entre, selon le besoin, dans le trou qui existeau centre de la traverse ou dans l’un de ceux percés à ses deux extrémités ;il fixe aussi, avec autant de solidité que de promptitude, la charrue dis-posée pour le service de buttoir ou pour celui de tourne-oreille.
Le sep F , qui est en fer battu ou en fonte, est fixé à l’âge par les deuxétançons f et h. Ces deux derniers, rivés sur le sep, sont l’un et l’autre tenusà l’üge par un boulon à écrou qui les termine.
Une écharpe en fer i, partant de la tète de l’étançon postérieur/, pourvenir s’assembler diagonalement à la base de l’étançon antérieur, présenteune utile et grande résistance à l’efi'ort que la charrue doit vaincre danscette partie sur les terrains lourds et pour les défrichements.
Deux goujons, d’environ 0“012 de longueur, sont fixés à demeure etsolidement à mi-fer sur la tête du sep ; ils entrent dans deux trous préparéspour les recevoir dans le talon du soc, tandis que celui-ci se joint au porte-soc d, placé au-dessus par deux petits boulons / à tête étampée et à écrou.Ce porte-soc est lui-même fixé sur le sep par un écrou qui s'appuie surun gousset en fer k , solidement rivé sur le sep.
L’extrémité du soc est de plus soutenue par le boulon à poignée a, quisert de broche à la charnière ü.
Ces diverses dispositions, qui sont d’une grande simplicité et par consé-quent d’une exécution très-facile pour les ouvriers forgerons, présententl’avantage d’isoler à volonté le soc du reste de la charrue, dont il se détacheen enlevant un seul écrou.
On peut ainsi changer le soc, le réparer ou rechanger, sans qu’il soitnécessaire d’envoyer avec lui la charrue à la forge. Ce système présenteenfin le moyen le plus simple , le plus solide possible, d’ajuster et de fixerle soc. On sait combien ces opérations présentent généralement de diffi-cultés aux ouvriers quand il faut rechanger cette pièce, et lorsqu’elle a,comme dans presque toutes les charrues modernes, des formes d’une exé-cution et surtout d’un ajustage difficiles sur la charrue.