PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Le coutre D n’est pas fixé sur l’àge, mais bien sur l’angle formé par lajonction des deux versoirs. ( Voir le détail de ce coutre sur la fig. G, où ilest représenté en élévation et en plan. )
Cette disposition, qui est nouvelle, a été nécessitée par l’emploi dubuttoir comme tourne-oreille, ce qui a obligé de le rendre mobile, ainsique nous l’expliquerons à son article spécial. Mais cette mobilité ne pou-vant convenir pour le buttoir, M. Trochu a eu l’idée d’arrêter alors lecoutre au centre de la ligne de traction de l’attelage T par un fixateur l,représenté en plan et en élévation dans la fig. 7, et qui n’est autre qu’unepetite pièce de fer à deux ailes courbées qui s’interposent à volonté entreles versoirs et les deux ailes du coutre, lequel est ainsi invariablementmaintenu au centre de l’âge dans la ligne du tirage ; indépendamment decette pièce à oreilles il existe encore un boulon à enfourchement o , retenudans l’âge A par un écrou.
Pour monter ou descendre le coutre, il suffit de placer au-dessus ou au-dessous la rondelle m qui est traversée par le boulon n , en la maintenantpar un écrou.
Cette charrue à double versoir ou buttoir peut être employée commearaire, c’est-à-dire sans avant-train ; mais pour la plupart des laboursqu’elle doit exécuter avec celui-ci, il convient de lui substituer une rou-lette en fonte G, fixée à l’extrémité d’une tige en fer plat H, taillée, ducôté de l’attelage, en forme de crémaillère. Cette tige passe dans unemortaise pratiquée vers la tête au milieu de l’âge, et qui est traversée parune pièce en fer carrée p, rivée sur les deux côtés de celui-ci, et tra-versant perpendiculairement la mortaise du côté de l’attelage , pourrecevoir un des crans de la tige qui porte la roulette, ce qui permet del’élever ou de la baisser à volonté. Un petit coin en fer q, suspendu àune chaînette, se place dans la mortaise , derrière la tige de la roulette,à l’opposé de la crémaillère, pour la tenir en place dans une solidité par-faite.
Jusqu’à présent, on avait employé des chevilles en fer, des coutelièresà vis de pression, des coins en fer ou en bois, pour fixer les contres, lesroulettes et les régulateurs ; ces moyens présentaient généralement peu desolidité ; de plus les coutelières à vis de pression coûtaient cher, faisaientun mauvais service et s’usaient promptement. Le moyen de fixation deM. Trochu n’a aucun de ces inconvénients, et il est d’une grande facilitéd’exécution.
La roulette G est assemblée à émérillon sur sa tige, de telle manièrequ’elle suit toujours la ligne du tirage de l’attelage, quelle que soit la posi-tion de la chaîne sur le régulateur.
L’invariabilité de direction des roulettes avait, jusqu’à présent, bornéleur usage aux charrues-buttoirs et dans la direction de leur chaîne detraction. Dans l’appareil de M. Trochu, le régulateur R est construit d’aprèsun nouveau principe qui lui donne, avec la chaîne d’attelage t', une fixité