Band 
Tome quatrième.
Seite
117
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

117

invariable et oti ne peut plus nécessaire au travail régulier de la charrue (1).

Le buttoir que M. Trochu présente pour modèle étant destiné à fairedes défrichements, aussi bien que des labours ordinaires, comme poursarcler, butter, semer ou planter les cultures en lignes, lauteur a cherchéà lui donner une très-grande solidité, qui serait tout à fait inutile si elleétait destinée à exécuter seulement ces derniers travaux.

CHARRUE -OMNIBUS EMPLOYÉE COMME SEMOIR

POUR GRAINES DE TOUTES DIMENSIONS, POUR LES TUBERCULES,

ET COMME HOUE A CHEVAL

POUR LES BINAGES ET SARCLAGES DES CULTURES EN LIGNES.

(FIG. 2, 3 ET 4, ET EIG. 8 ET 9).

Jusquà ce jour lagriculture na pas adopté lusage des semoirs plus oumoins ingénieux qui lui ont cependant été proposés en assez grand nombre.

M. Trochu les a presque tous essayés, et il a remarqué quaucun deuxnavait répondu complètement aux besoins de ses cultures. Dans beaucoupdétablissements ruraux qui fabriquent des instruments aratoires perfec-tionnés, pour les vendre, on ne se sert pas des semoirs qui sy construisent.

Linsuccès de la plupart de ces diverses inventions provient générale-ment du désir quon a eu de leur donner une grande perfection. On vou-lait quelles fissent beaucoup de travail à la fois, quelles remplaçassent lacharrue, la herse; quelles répandissent, dans de justes proportions sur lesol, des graines de toutes grosseurs, souvent même des engrais, et quentintous ces travaux fussent exécutés par des moyens mécaniques.

Les travaux de semaille demandent de lintelligence, et il est bien diffi-cile, ou même impossible, de les exécuter généralement sans linterventionde la main de lhomme, qui sera toujours le meilleur des semoirs. Tout cequi est mécanisme coûte dailleurs plus cher de premier achat, dentretien ,et nécessite, pour lusage, plus dintelligence quon ne peut en trouver dansla plupart de nos ouvriers laboureurs. 11 faut ditM. Trochu , quun forgeron,un charron, un bourrelier de village, puissent construire et réparer éco-nomiquement nos instruments aratoires : pour avoir voulu faire trop bien,on a manqué le but.

Les cultures en lignes, leur perfectionnement, présentent à notre agri-culture lun des principaux moyens damélioration qui lui soient offerts.

Les essais déjà anciens de M. Trochu , pour ce mode de culture appliquéaux céréales, lui font espérer que la question , sous ce rapport, pourra être

(1) M. Mathieu de Dombales a très-justement apprécié la nécessité de tixer invariablement le régu-lateur sur lilge (voyez le calendrier du bon Cultivateur, 7® édition , page 387. Nous sommes étonnéquil nait pas tenté daméliorer la construction de celui de ses charrues qui rend cette fixité impos-sible, vu le jeu que le maillon de chaîne de traction conserve toujours dans la crémaillère. On com-prend combien, à l'extrémité dun levier de plus d'un mètre , le moindre jeu doit avoir d'effet surlaction du coutre et du soc. Ta.