PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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invariable et oti ne peut plus nécessaire au travail régulier de la charrue (1).
Le buttoir que M. Trochu présente pour modèle étant destiné à fairedes défrichements, aussi bien que des labours ordinaires, comme poursarcler, butter, semer ou planter les cultures en lignes, l’auteur a cherchéà lui donner une très-grande solidité, qui serait tout à fait inutile si elleétait destinée à exécuter seulement ces derniers travaux.
CHARRUE -OMNIBUS EMPLOYÉE COMME SEMOIR
POUR GRAINES DE TOUTES DIMENSIONS, POUR LES TUBERCULES,
ET COMME HOUE A CHEVAL
POUR LES BINAGES ET SARCLAGES DES CULTURES EN LIGNES.
(FIG. 2, 3 ET 4, ET EIG. 8 ET 9).
Jusqu’à ce jour l’agriculture n’a pas adopté l’usage des semoirs plus oumoins ingénieux qui lui ont cependant été proposés en assez grand nombre.
M. Trochu les a presque tous essayés, et il a remarqué qu’aucun d’euxn’avait répondu complètement aux besoins de ses cultures. Dans beaucoupd’établissements ruraux qui fabriquent des instruments aratoires perfec-tionnés, pour les vendre, on ne se sert pas des semoirs qui s’y construisent.
L’insuccès de la plupart de ces diverses inventions provient générale-ment du désir qu’on a eu de leur donner une grande perfection. On vou-lait qu’elles fissent beaucoup de travail à la fois, qu’elles remplaçassent lacharrue, la herse; qu’elles répandissent, dans de justes proportions sur lesol, des graines de toutes grosseurs, souvent même des engrais, et qu’entintous ces travaux fussent exécutés par des moyens mécaniques.
Les travaux de semaille demandent de l’intelligence, et il est bien diffi-cile, ou même impossible, de les exécuter généralement sans l’interventionde la main de l’homme, qui sera toujours le meilleur des semoirs. Tout cequi est mécanisme coûte d’ailleurs plus cher de premier achat, d’entretien ,et nécessite, pour l’usage, plus d’intelligence qu’on ne peut en trouver dansla plupart de nos ouvriers laboureurs. 11 faut ditM. Trochu , qu’un forgeron,un charron, un bourrelier de village, puissent construire et réparer éco-nomiquement nos instruments aratoires : pour avoir voulu faire trop bien,on a manqué le but.
Les cultures en lignes, leur perfectionnement, présentent à notre agri-culture l’un des principaux moyens d’amélioration qui lui soient offerts.
Les essais déjà anciens de M. Trochu , pour ce mode de culture appliquéaux céréales, lui font espérer que la question , sous ce rapport, pourra être
(1) M. Mathieu de Dombales a très-justement apprécié la nécessité de tixer invariablement le régu-lateur sur l’ilge (voyez le calendrier du bon Cultivateur, 7® édition , page 387. Nous sommes étonnéqu’il n’ait pas tenté d’améliorer la construction de celui de ses charrues qui rend cette fixité impos-sible, vu le jeu que le maillon de chaîne de traction conserve toujours dans la crémaillère. On com-prend combien, à l'extrémité d’un levier de plus d'un mètre , le moindre jeu doit avoir d'effet surl’action du coutre et du soc. Ta.