PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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sur l’estomac du semeur et est divisée en deux parties b' et c' (fig. 9), dontla plus petite est placée à l’extrémité la plus près de la charrue, et ren-ferme un entonnoir cl', dans lequel le semeur jette la graine de la manièreque nous indiquerons plus bas. Elle passe de l’entonnoir dans un tuyauflexible B', qui lui est adapté et qui lui-mème est composé d’un ressort àboudin en fd de cuivre, recouvert d’un fourreau en cuir cousu ; ce tuyau estterminé, derrière lesep, parune douille en cuivreouen fer fondu ë (fig. 8),laquelle est adaptée à un gousset /, en fer, fixé sur l’étançon postérieur / dela charrue. L’ouverture de cette douille, qui suit le talon du sep, projettela graine au fond de la raie formée par la charrue, à mesure que celle-ciavance. La flexibilité parfaite dans tous les sens du tuyau laisse au semeurune grande facilité pour sa marche et ses mouvements qu’il n’est pas obligéde régler absolument sur ceux du laboureur, ce qui eût été nécessaire sile tuyau de conduite eût été inflexible, ainsi qu’il le serait en fer-blanc ouautre matière de cette espèce.
La provision de graines pour semer une ou plusieurs lignes, selon leurlongueur, est placée dans le compartiment ë de la grainière qui avoisinel’entonnoir (fig. 9) ; l’ouvrier chargé de semer remplit sa main de graines,il l’appuie sur un support disposé à cet effet au-dessus de l’entonnoir, lesdoigts en dessous, le pouce en dessus placé sur l’index, et, dans cette po-sition , il fait tomber la quantité de graines nécessaires en faisant, avec lepouce appuyé sur les doigts, un mouvement de répulsion en avant, qui,après quelques essais, laisse tomber constamment à chaque mouvement lamême quantité de graines dans l’entonnoir, et par conséquent dans la raiefaite par la charrue.
Le moyen de régler avec toute la perfection possible la projection d’unequantité déterminée de graines sur une étendue donnée de terrain, estd’une exécution facile : pour cela le semeur se guide sur ses pas en don-nant, pendant la durée de chacun d’eux, le nombre de coups de poucenécessaire, pour semer aussi dru qu’il convient ; et avec quelque pratique,il arrive promptement pour chaque espèce de graines à donner une granderégularité à son opération. Le pavot, le colza, les betteraves, les pois, lesharicots, les fèves, etc., sontpar ce moyen semés plus régulièrement et avecmoins de fatigue et de temps que par tous les autres employés jusqu’ici.
M. Trochu observe que, pour planter les pommes de terre, pour semerdes noix, des châtaignes et autres grosses semences, le tuyau de conduitedisposé pour les petites graines, a un diamètre trop petit; sa grainière l’estaussi: il leur substitue alors un tuyau plus gros et une grainière en osier(fig. 2, 3 et 4) dont l’entonnoir est placé dans le milieu du panier, afinque le semeur puisse opérer des deux mains et jeter avec l’une tandis quel’autre se remplit (1). Le système est d’ailleurs absolument le môme que
(0 La longueur du tuyau de conduite B' doit évidemment varier suivant la taille du semeur ou dea semeuse.