Band 
Tome quatrième.
Seite
120
JPEG-Download
 

1-20

PUBLICATION INDUSTHIELLK.

pour les graines fines de colza, de navets, de carottes, de choux, etc.; cesdifférentes graines peuvent être mélangées soit avec des cendres, de lapoudrette , du noir de raffinerie, du sable, etc. Il faut seulement que cemélange soit fait dans la grainière, ce qui est très-facile, et lon doit avoirégard, en semant, à la quantité réelle de graines qui entre dans le mélange,afin de semer plus ou moins dru. Pour les récoltés de la famille des cruci-fères , qui craignent les ravages de la puce de terre ( altise ), on peut mé-langer les semences avec 8 ou 10 p. 0/0 de noir, de poudrette, ou de toutautre engrais pulvérulent, très-actif, qui développe une prompte et vigou-reuse végétation. Cest le meilleur des moyens employés pour préserverles plantes du ravage de ces insectes.

Lexamen quon peut faire de linstrument nous dispense den donnerune description plus étendue. Mais nous devons encore indiquer les moyensque M. Trochu emploie pour faire couvrir les semences par la charrue elle-même, à mesure quelles tombent dans la raie. Ces moyens sont de deuxespèces : lun destiné à couvrir les graines qui doivent être profondémententerrées, lautre à couvrir celles qui ne doivent lêtre que très-peu. Pources dernières lauteur emploie une chaîne couvreuse I, indiquée dans lesfig. 8 et 9, et fixée par ses extrémitéssur les deux bras dune pièce J en forme deT renversé, dont la branche verticale est supportée parle talon prolongé delâge de la charrue. Cette chaîne, en traînant entre les mancherons B, formedevant le laboureur, sur la raie, un feston qui enveloppe celle-ci et faittomber sur la graine plus ou moins de terre, depuis 2 millimètres jusquà27 millimètres dépaisseur. Il suffit, pour donner à la chaîne plus ou moinsdénergie, délever et délargir, ou de baisser et de rapprocher ses pointsdattache, ce qui est facile, puisque la branche verticale de la pièce desus-pension J,esta crémaillère,et que sa branche horizontale est percée de trous.

Pour les semences qui demandent à être enterrées à 5 et 8 centimètres,M. Trochu a imaginé un instrument particulier K ( fig. 2, 3 et k ), auquelil a donné le nom de couvre-graines , et qui, pour dautres usages indiquésplus loin, pourrait prendre la dénomination de sarcleur-bineur. Ce couvre-graines', que lon voit en détail dans les fig. 12, 13,16 et 17, est composéde deux espèces de petits socs de charrue réunis par deux arcs en fer r, s,soutenus et fixés solidement derrière la charrue-buttoir, entre ses manche-rons, par deux tiges en fer t, u, à crémaillère et à charnière, et par deuxchaînettes v (fig. 2 et 4), dans la position et à la place de la chaîne couvreuse Ique nous venons de décrire; de telle façon quil est facile de donner, dunemanière fixe et solide, lentrure quon désire à ces deux petites charrues,qui agissent ensemble derrière les versoirs de la charrue-buttoir, et qui,au moyen de leurs propres versoirs ouverts en avant ( en dehors de ceuxdu buttoir) et rapprochés en arrière en forme de V, ramènent dans lesillon formé par le buttoir, les terres quil a jetées à droite et à gauche ; ensorte quaprès le passage du couvre-graines, la raie qui a reçu la semenceest recouverte et nexiste plus. On comprend, daprès ceci, quil est facile