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PUBLICATION INDUSTHIELLK.
pour les graines fines de colza, de navets, de carottes, de choux, etc.; cesdifférentes graines peuvent être mélangées soit avec des cendres, de lapoudrette , du noir de raffinerie, du sable, etc. Il faut seulement que cemélange soit fait dans la grainière, ce qui est très-facile, et l’on doit avoirégard, en semant, à la quantité réelle de graines qui entre dans le mélange,afin de semer plus ou moins dru. Pour les récoltés de la famille des cruci-fères , qui craignent les ravages de la puce de terre ( altise ), on peut mé-langer les semences avec 8 ou 10 p. 0/0 de noir, de poudrette, ou de toutautre engrais pulvérulent, très-actif, qui développe une prompte et vigou-reuse végétation. C’est le meilleur des moyens employés pour préserverles plantes du ravage de ces insectes.
L’examen qu’on peut faire de l’instrument nous dispense d’en donnerune description plus étendue. Mais nous devons encore indiquer les moyensque M. Trochu emploie pour faire couvrir les semences par la charrue elle-même, à mesure qu’elles tombent dans la raie. Ces moyens sont de deuxespèces : l’un destiné à couvrir les graines qui doivent être profondémententerrées, l’autre à couvrir celles qui ne doivent l’être que très-peu. Pources dernières l’auteur emploie une chaîne couvreuse I, indiquée dans lesfig. 8 et 9, et fixée par ses extrémitéssur les deux bras d’une pièce J en forme deT renversé, dont la branche verticale est supportée parle talon prolongé del’âge de la charrue. Cette chaîne, en traînant entre les mancherons B, formedevant le laboureur, sur la raie, un feston qui enveloppe celle-ci et faittomber sur la graine plus ou moins de terre, depuis 2 millimètres jusqu’à27 millimètres d’épaisseur. Il suffit, pour donner à la chaîne plus ou moinsd’énergie, d’élever et d’élargir, ou de baisser et de rapprocher ses pointsd’attache, ce qui est facile, puisque la branche verticale de la pièce desus-pension J,esta crémaillère,et que sa branche horizontale est percée de trous.
Pour les semences qui demandent à être enterrées à 5 et 8 centimètres,M. Trochu a imaginé un instrument particulier K ( fig. 2, 3 et k ), auquelil a donné le nom de couvre-graines , et qui, pour d’autres usages indiquésplus loin, pourrait prendre la dénomination de sarcleur-bineur. Ce couvre-graines', que l’on voit en détail dans les fig. 12, 13,16 et 17, est composéde deux espèces de petits socs de charrue réunis par deux arcs en fer r, s,soutenus et fixés solidement derrière la charrue-buttoir, entre ses manche-rons, par deux tiges en fer t, u, à crémaillère et à charnière, et par deuxchaînettes v (fig. 2 et 4), dans la position et à la place de la chaîne couvreuse Ique nous venons de décrire; de telle façon qu’il est facile de donner, d’unemanière fixe et solide, l’entrure qu’on désire à ces deux petites charrues,qui agissent ensemble derrière les versoirs de la charrue-buttoir, et qui,au moyen de leurs propres versoirs ouverts en avant ( en dehors de ceuxdu buttoir) et rapprochés en arrière en forme de V, ramènent dans lesillon formé par le buttoir, les terres qu’il a jetées à droite et à gauche ; ensorte qu’après le passage du couvre-graines, la raie qui a reçu la semenceest recouverte et n’existe plus. On comprend, d’après ceci, qu’il est facile