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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Le buttoir couvre au centre des deux lignes de plantes une raie pro-fonde de 14- à 16 centimètres sur 22 à 25 centimètres de largeur, et rejetteles terres avec les plantes qui les couvrent par égale quantité, à droite età gauche de ses deux versoirs, et elles forment deux petits billons denviron14 centimètres de base, sous lesquels sont enterrées les plantes qui existentde chaque côté de laction du buttoir. Cette première opération terminée,les socs, les coutres et les versoirs du couvre-graines qui ont été placés demanière à avoir 27 millimètres à peu près dentrure au-dessous de la surfacedu sol, viennent arracher toutes ces mômes plantes que les socs du buttoiront couvertes de terre à leur droite et à leur gauche. Elles résistent dautantmoins à leur action, que leurs pampres chargés de terre ne peuvent glisserainsi quils le font sous les pieds des houes à cheval ordinaires. Ces plantessont alors irrésistiblemententraînées avec la terre sur laquelle elles végètentpar l'instrument qui sempare aussi de celles jetées par les versoirs du but-toir, et qui viennent, en se mélangeant, passer entre ceux du couvre-graines qui en remplit la raie et laisse même au centre un petit billon,denviron 11 centimètres de largeur, formé des terres enlevées parle couvre-graines , et que la raie na pu contenir.

Les plantes arrachées par cette double manœuvre se dessèchent prompte-ment dans le billon la plupart dentre elles sont entraînées, et au deuxièmebinage quon doit donner quelque temps après, le bidon disparaît et lesterres reprennent respectivement leur position première, le couvre-grainesétant réglé celte fois de manière à ce que ses socs naient pas dentrure etne fassent queffleurer légèrement la surface du sol.

Cette manœuvre, qui est dune explication peut-être difficile, se compren-dra de suite à lexamen des instruments, et il nest pas un cultivateur quine reconnaisse combien elle doit être précieuse par son énergie, sa régu-larité et la facilité de son exécution.

Le couvre-graines présente le désavantage de charger les mancheronsdu buttoir; mais ce petit inconvénient ne se fait sentir quau moment detourner à lextrémité de chaque raie. Dans le dessin pl. 10, le buttoir a étéfait pour servir de tourne-oreille à des défrichements ; il est en conséquencebeaucoup trop fort et trop matériel pour lusage du buttoir-semoir ; il peutêtre construit beaucoup plus légèrement, ainsi que le couvre-graines. 11est sans doute inutile dobserver que pour tourner la charrue au bout desraies, il faut lélever suffisamment par les mancherons, pour la faire sap-puyer sur la roulette et pivoter dessus.

CHARRUE-OMNIBUS EMPLOYÉE COMME TOURNE-OREILLE

POUR LES DIVERS LABOURS QUI NÉCESSITENT CETTE DISPOSITIONDE LINSTRUMENT,

ET POUR LE DÉFRICHEMENT DES TERRES INCULTES ET AUTRES.

M. Trochu , en agronome éclairé, observe avec raison que les char-rues à tourne - oreille, versant toujours leur terre du même côté de