PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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d’enterrer avec cet instrument les graines à la profondeur qu’on désire,puisqu’il dépend du laboureur de donner à son buttoir le degré d’entrurequi lui convient, depuis 3 centimètres et moins, jusqu’à 16 centimcires etplus, et que la profondeur de la raie détermine celle de l’enfoncement dela graine.
Le même buttoir, muni de son couvre-graines, mais séparé du semoir,sert très-efficacement au sarclage des cultures en lignes et à leur binage,lors même que la surface du sol est plombée par les pluies et durcie par leschaleurs (1).
Tous les cultivateurs qui ont fait usage des houes à cheval, des petitesherses triangulaires et des autres instruments de même nature , inventésjusqu’à ce jour pour les binages et sarclages économiques des cultures enlignes, en auront aussi reconnu l’insuffisance. Le vice capital de ces instru-ments est leur défaut absolu de stabilité, l’impossibilité où est le laboureurde les maintenir dans la même ligne à une profondeur déterminée, et sou-vent même celle de leur faire entamer la croûte du terrain, lorsqu’elle estdurcie, ce qui arrive souvent, précisément dans la saison où les sarclageset les binages sont le plus nécessaires.
Ces défauts résultent de la construction même de ces instruments, quiprésentent tous avec quelques modifications des socs ou pieds de formesdiverses, placés à l’extrémité d’un levier plus ou moins long, plus oumoins rigide, ce qui ne donne à l’instrument nulle fixité dans la terre, nulmoyen d’y pénétrer et de s’y maintenir. Si un obstacle occasionné par unedifférence de densité dans le sol, d’un côté de l’instrument, se présente,il est aussitôt et inévitablement porté sur le côté opposé, et ces obstaclesqui se renouvellent sans cesse sur toutes les terres plombées ou qui sontplus ou moins chargées de mottes durcies et de cailloux, rendent l’actiondes houes à cheval inégale, saccadée , fort peu profitable ; il arrive mêmepresque toujours qu’après quelques jours de travail, les pieds en sontémoussés sur le sol et ils glissent sur le terrain en y couchant les plantesparasites sans les déraciner. Ces sarclages et binages n’ont enfin générale-ment pas produit de bons résultats.
M. Trochu pense que, pour procurer aux houes à cheval les qualités quileur manquent, il fallait chercher à leur donner dans la terre la mêmefixité, les mêmes moyens d’action qu’à la charrue, qui pénètre toujoursdans le sol et s’y maintient à la profondeur voulue.
Dans cette intention, il a jugé qu’en faisant précéder le couvre-grainesdans la ligne par la charrue-buttoir, celle-ci le fixerait invariablement,et qu’on obtiendrait alors les résultats suivants :
( t) Le couvre-graines à versoirs en fer représentés en coupes transversales (fig. 16 et 17), est des-tiné à opérer sur des terres fortes, plombées et durcies, qui demandent les moyens les plus énergi-ques pour être entamées. Mais cet instrument est trop pesant pour le service spécial de couvre-graines, et pour les binages des terrains légers. On emploie pour ces derniers le couvre-graines àversoirs en bois, qui est beaucoup plus léger, tel qu’il est représente pur les fig. 3,12 et 13.