PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Celui qui est apparent sur les fig. 1, 2 et 3, est destiné à défiler; il est forméd’un noyau en bois H, solidement fixé sur la partie carrée de l’arbre I pardes cales en bois et en fer, que l’on chasse avec force et dans des direc-tions opposées. La surface extérieure de ce noyau cylindrique est sillonnéede cannelures parallèles à ses génératrices, assez larges et assez profondespour qu’on puisse y loger non-seulement deux lames en acier c, mais en-core des coins en bois d , qui les serrent fortement contre les faces latéralesde chaque cannelure ; ces coins sont aussi retenus par des pointes chasséesde force dans le corps du cylindre, de sorte que chaque accouplement delames ne présente avec le noyau qu’une seule et même pièce. Chaquelame est taillée en biseau, de manière à présenter une arête tranchantepar le bout à l’action des chiffons qui se présentent entre elles et celles dela platine fixe. Elles sont encore retenues à leurs extrémités par deux frètesen fer rapportées sur les bases du cylindre. Le nombre de lames dont chaquetambour doit être garni n’est évidemment pas absolu; il peut varier non-seulement suivant le diamètre du cylindre , mais encore suivant la naturemême des matières que l’on doit soumettre à son action. Cependant ondonne ordinairement une quarantaine de lames aux cylindres de 0 ,u 60 dediamètre, et qui travaillent les chilfons propres à la fabrication des papiersblancs. Ces lames avaient, en origine, une épaisseur considérable; actuel-lement elles sont réduites à 8 ou 9 millimètres au plus.
Pour les cylindres raffineurs la quantité de lames est toujours plus con-sidérable ; elle est portée à 45 ou 50, et même plus. Dans ce cas, les lamesne sont plus accouplées deux à deux, elles se réunissent de trois en trois ;mais, du reste, leur ajustement sur les noyaux est exactement le mêmeque pour les cylindres défileurs. Lorsqu’on les a calées sur leur arbre, ondoit prendre toutes les précautions nécessaires pour qu’ils tournent par-faitement sur eux-mêmes. Cette attention, qui est utile dans presque tousles cas, est surtout indispensable dans ces appareils, à cause de la vitesseénorme avec laquelle ils fonctionnent, vitesse qui n’est pas moins de 200à 240 révolutions par minute.
De l’arbre et de ses supports. — L’arbre I du cylindre est le plusordinairement en fonte, conique dans la plus grande partie de sa longueur,et carré seulement sur la portion qui reçoit le tambour. En origine on faisaitcet arbre en fer forgé , dans la prévision qu’il présenterait plus de solidité ;mais actuellement on paraît le préférer en fonte, parce que, à dimensionségales, ce métal est plus rigide et moins sujet à fléchir ou à se courber.A l’une des extrémités de cet arbre sont montées deux poulies P et P',qui n’ont pas moins de l m de diamètre sur 0 m 15 de large; la première estfixée sur l’arbre par une nervure, et la seconde est assujettie libre pourinterrompre le mouvement à volonté. Souvent MM. Callon rapportent aucentre de celle-ci une douille que l’on peut remplacer au besoin ( fig. 8),sans être obligé de remplacer la poulie entière.
Les coussinets de l'arbre du cylindre, détaillés fig. 4 et 5, sont ajustés
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iv.