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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sieurs perfectionnements utiles. MM. Cation donnent actuellement auxpiles une forme elliptique qu’ils trouvent bien préférable à la forme cir-culaire qui a été généralement adoptée jusqu’ici. La pâte tourne beaucoupmieux, au point qu’on pourrait presque se passer de spatuler. Le rapportentre le petit et le grand axe de l’ellipse est alors comme 2 ; 3.
Les parois et le fond de la cuve sont garnis entièrement d’une feuille deplomb, pour qu’ils ne puissent être attaqués par les agents chimiques quel’on mélange avec les chiffons. Chaque pile est divisée, dans le sens de salongueur, en deux parties, par une cloison droite et verticale C, égalementrevêtue de plomb, mais qui ne règne que jusque vers la naissance desparties cylindriques. Le fond des cuves n’est pas plan ; il forme en amontet en aval du cylindre deux plans inclinés D, E, qui, commençant à la partiecirculaire, ont dans le bas la forme d’une surface gauche; celui d’amontest plus élevé que celui d’aval. Vers leur réunion, le plan E présente unegorge circulaire, comme le coursier qui emboîte une roue hydraulique,pour embrasser le cylindre le plus exactement possible.
Aux deux bouts des piles on place deux soupapes ou bondes en cuivre a( dont l’une est représentée en coupe et en plan sur les détails fîg. 7) pourpermettre de laisser écouler la pâte par les tuyaux F dans une autre pile oudans un cuvier placé sous une presse, afin de lui enlever une partie del’eau qu’elle contient. Ces soupapes sont tournées de forme légèrementconique et ajustées dans un siège a' rapporté au fond de la cuve.
Sur le même plan incliné E on a pratiqué une cavité transversale dont lasection est demi-circulaire, et qui est recouverte d’une plaque en cuivre ô,percée d’un grand nombre de fentes très-étroites et qui ne laissent pas passerle chiffon broyé. Cette cavité est destinée à recevoir le sable ou toute autrematière étrangère au chiffon , et on la nomme pour cette raison le sablier;pendant le travail de la pile cet espace est nécessairement fermé avec l’exté-rieur; on ne l’ouvre qu’autant que l’on s’aperçoit qu’il a besoin d’êtrenettoyé. Autrement, l’eau de la cuve s’échapperait.
Dans le plan vertical qui passe par l’axe du cylindre, il existe encore uneautre cuvette, en forme de trapèze, dans laquelle on introduit la boîte defonte G, contenant les platines dont nous verrons bientôt l’usage.
On distingue dans la fabrication du papier deux espèces de piles : lesdéfileuses et les raffineuses; mais elles ne diffèrent entre elles que par lescylindres et les platines ; les cuves sont tout à fait les mêmes dans les deuxcas. On les assujettit soit sur une maçonnerie construite ad hoc , soit surun plancher en charpente très-solide, et elles sont placées de telle sorteque les premières se trouvent dans des plans sensiblement plus élevés queles secondes, afin d’établir entre elles une communication facile, sans êtreobligé de les transvaser à la main.
Des cylindres. — Les cylindres des piles à papier sont aussi à peu prèsles mêmes pour défiler ou pour raffiner les chiffons ; ils ne diffèrent réel-lement les uns des autres que par le nombre et la disposition des lames.