PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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caniciens à Lodève , prirent également un brevet d’invention de 10 ans, etle 11 octobre 1841, un brevet de perfectionnement pour une nouvellemachine à laver la laine, composée d’un agitateur placé à la jonction dedeux chenals ou canaux pleins d’eau que l’on renouvelle sans cesse, et souslequel la laine est appelée, pour tomber de là dans d’autres canaux où elleest lavée de nouveau et agitée de même, puis conduite sur une toile sansfin qui la remonte à la hauteur nécessaire, soit pour la recevoir, soit pourrecommencer l’opération.
MM. Blaquière frères et Bapt, de Lodève , demandèrent aussi un brevetd’invention de 10 ans, qui leur fut délivré le 14 juillet 1841, pour un appa-reil qu’ils appellent machine à mouvement de rotation continu , propre aulavage des laines, parce qu’elle consiste, en effet, en deux ou plusieurstambours, armés de dents coniques, et animés d’un mouvement de rotationrapide; ces tambours, placés dans des bassins d’eau courante, entraînentsans cesse, dans leur révolution, la laine qui est forcée de marcher ainsi ensens contraire du courant d’eau, pour être ensuite remontée sur une toilemétallique.
Deux autres brevets furent également délivrés dans la même année 1841,l’un de 15 ans, le 4 novembre, à M. Desplanques jeune, négociant à Lizy-sur-Ourcq, et l’autre, de 5 ans, le 16 novembre, à M. Signoret-ltochat.
M. Desplanques a pris successivement, en 1842, plusieurs brevets deperfectionnement. La première machine consistait d’abord en un bassinsupérieur, qui, par des conduits convenablement disposés, répandait l’eauen pluie sur une grande quantité de laine renfermée dans un réservoirinférieur, où on l’agitait constamment à l’aide de fourches, ou autres instru-ments analogues. Plus tard, l’auteur perfectionna cette disposition, en fai-sant passer la laine sur une toile sans fin, portée par deux rouleaux paral-lèles et suffisamment éloignés. 11 prit à cet effet un brevet d’addition le15 février 1842. Et bientôt il ajouta encore une amélioration nouvelle, enobligeant des parties de la toile sans fin à plonger, d’une certaine quantité,avec la laine qu’elle porte dans deux grands vases, en forme de pyramiderenversée, au sommet desquels est une soupape, pour les vider quand il estnécessaire ; cet effet avait lieu au moyen de rouleaux ou cylindres de plombqui chargeaient la toile.
Enfin, dans un dernier système que l’auteur a envoyé à l’exposition, etqui a principalement pour objet de remplacer le lavage à dos, M. Desplan-ques a eu l’idée d’employer des plateaux en bois à jours, qu’il fait frappersuccessivement sur les peaux, préalablement couchées sur une toile sans fin,à laquelle il imprime un mouvement rectiligne très-lent. La laine, ainsi frap-pée, est amenée à l’action d’une brosse circulaire qui l’enroule en mêmetemps dans une espèce de sac de toile. Ce négociant, qui paraît s’adonnerbeaucoup à cette opération du lavage des laines, a présenté aussi à l’expo-sition le modèle d’une machine qui a quelque analogie avec le travail ordi-naire à la main, puisqu’elle se compose de fourches, auxquelles il imprime