PUBLICATION INDUSTRIELLE. 149
sur les deux becs, passe par l’axe du pivot ; or, c’est ce qui arrive au moyende la disposition qui suit :
La chaîne qui enlève la charge roule et presse en même temps sur unepoulie fixée sur un levier articulé à l’une de ses extrémités. L’autre extré-mité, entraînée dans le mouvement de la poulie , porte une corde ou unechaîne qui s’enroule sur un tambour conique. Sur l’axe de ce tambour estfixée une poulie qui communique au contrepoids, de telle sorte que cettepoulie faisant d’autant plus de tours que le levier articulé décrit un arcplus grand, c’est-à-dire que la charge est plus forte, le contrepoids s'éloi-gnera d’une quantité également proportionnelle, et l’équilibre n’aura pascessé d’exister. A mesure que la chaîne se détend et que l’on déchargel’objet enlevé, le contrepoids revient de lui-même à sa position normale.
Le système d’équilibrage faisant reposer toute la charge sur le pivot,l’orientation de la grue est rendue très-facile, et la charge suspendue aubec peut être posée sur tous les points situés entre les deux lignes tangentesaux cercles de rotation de la grue et parallèles au chemin de fer.
Une machine établie dans de telles conditions, peut servir avec avantagedans une exploitation de chemins de fer, puisqu’elle peut se transporterpartout où le besoin du service l’exige, ce qui est beaucoup plus écono-mique que de faire passer toutes les marchandises devant une grue fixe.
On peut également utiliser cet appareil dans les grands ateliers métal-lurgiques, principalement pour le moulage des grosses pièces de fonte.Une grue, placée sur un chemin de fer traversant une moulerie, ferait leservice de la plus grande partie des moules que l’on est ordinairement forcéde retourner à bras, lorsque les grues sont encombrées.
Enfin si on applique ce système d’équilibrage aux grues fixes, on obtientune économie considérable dans les frais d’établissement, en évitant de fairedes fondations aussi dispendieuses, soit en maçonnerie soit en charpente.
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DE LA GRUE,
REPRÉSENTÉE PLANCHE 13.
Nous avons représenté (fig. 1) une élévation longitudinale de cette gruemobile, en supposant l’un des flasques enlevé pour mieux laisser voir lemécanisme.
La fig. 2 est une projection latérale ou vue par le bout, la fig. 3 uneprojection horizontale ou un plan vu en dessus de la machine toute montée,et la fig. 4 une section horizontale de l’un des côtés, faite à la hauteur dela ligne 1-2, fig. 1.
Les autres figures représentent les détails des pièces principales qui lacomposent.
Bâtis ou corps de la grue. — Comme les constructeurs ont voulu quecet appareil fût à équilibre constant, ils ont dû le faire à double bras ou àdouble bec, ce qui le rend exactement symétrique des deux côtés, par rap-