148
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
et à M. Sagnier, de Montpellier (1). Ainsi, tout le bras destiné à enlever lacharge n’est pas invariablement fixé au corps de la grue, il est seulementretenu par des brides et des leviers à couteaux, pour être mis en équilibreavec le plateau qui porte les poids. Cet appareil, pour lequel les auteursprirent un brevet d’invention de 15 ans, le 27 août 1840, puis successive-ment quatre brevets de perfectionnement, les 30 septembre 1840,7 février,27 août et 12 octobre 1842, vient d’étre publié dans l’un des derniers bul-letins de la Société d’Encouragement, qui en a fait un rapport favorablepar l'organe de M. Calla. La construction de ce système est confiée enpartie aujourd’hui à M. Decoster qui a imaginé un appareil fort ingénieux,que nous ferons connaître prochainement, pour la division des romaines etde toute ligne droite.
La grue dynamométrique de MM. Lasseron et Legrand, qui est cons-truite sur un principe différent, nous a paru plus ingénieusement com-binée et remplir plus de conditions que la précédente, aussi nous avonscru devoir la publier avec détails. Cette machine, pour laquelle les auteursont pris, il y a peu de temps, un brevet d’invention et de perfectionne-ment de 15 ans, pour faire suite à leurs brevets antérieurs, qui leur ontété délivrés le 13 avril et le 31 octobre 1843, réunit les deux questionsprincipales suivantes :
1° Elle fait connaître le poids des objets enlevés;
2 3 Elle s’équilibre d’elle-même et peut être posée sur un wagon mobile,sur un chemin de fer.
La première condition s’obtient au moyen d’un levier horizontal, portantà l’une de ses extrémités, par l’intermédiaire d’une poulie, la chaîne àlaquelle est suspendue la charge. L’autre extrémité communique à un pla-teau que l’on charge de poids proportionnels. Le système n’est autre chosequ’une romaine fonctionnant dans l’intérieur de la grue et en même tempsqu’elle. On est donc certain d’arriver à une pesée exacte, quelle que soitla charge.
Pour obtenir l’équilibre, la grue est à double bec, formant à la partiesupérieure une ligne horizontale sur laquelle repose un chemin de fer dontla pente est déterminée. Un contrepoids mobile sur ce chemin de ferreprésente la moitié du maximum de la charge que la grue est destinée àenlever. Lorsque la grue est au repos, le contrepoids se trouve à l’extrémitédu bec qui est destiné à enlever la charge ; dans cet état, elle est en équi-libre, puisque le bec opposé est chargé à son extrémité, d’un poids fixeprécisément égal au contrepoids.
L’équilibre de la grue ne cessera donc pas d’exister si l’action d’enleverune charge quelconque fait en môme temps éloigner le contrepoids du becde la grue, d’une quantité telle, que la résultante des forces qui agissent
(!) M. Béranger prit un premier brevet de 10 ans le 8 décembre 1835, pour des balances-basculesportative s, un second de 3 ans le 29 novembre 1838 , et un troisième de 13 ans le 29 août 1810, pourdes perfectionnements àccs balances.