PC B U CAT i ON INDUSTRIELLE.
J 53
plus long doit communiquer à un plateau de balance. A l’extrémité du pluspetit bras de levier sont suspendues deux chappes en fer q qui, reliées entreelles par une entretoise que montre bien le détail fig. 10, sont réunies àleur partie inférieure par un axe horizontal r. Elles sont garnies à leursommet de deux petites plaques de garde qui cachent les couteaux par les-quels elles sont en contact avec le balancier. L’axe r porte à son milieu lapoulie à gorge Y qui y est ajustée à frottement libre (fig. 11) et sur laquellepasse la grande chaîne O ; puis, de chaque côté des chappes, il est évidé enforme de couteau afin de se mettre en contact avec les petites bielles hori-zontales s que l’on voit en détail, fig. 12, et qui ont leur point fixe en t(fig. 1). Ce mêrife axe se prolonge encore des deux bouts en dehors de sescouteaux, pour former des tourillons que l’on fait porter, quand l’appareilne doit servir que comme grue ordinaire, sur les deux supports v, boulonnésà l’intérieur des flasques (tig. 2), afin de ne pas fatiguer inutilement lescouteaux; mais ces tourillons sont tout à fait libres lorsque la grue doitservir à peser la charge en même temps qu’elle l’enlève.
A l’extrémité du plus long bras de la romaine est suspendue une longuetringle u qui, à cet effet, forme chappe à sa partie supérieure comme à sapartie inférieure, mais celle-ci est rapportée à vis (fig. 13), afin de permet-tre de régler la longueur exacte de la tringle, suivant la distance qui doitexister entre le balancier et le levier inférieur x qu’elle sert à réunir; cetassemblage a lieu aux deux extrémités par l’intermédiaire de lames ou cou-teaux aciérés s qui rendent le frottement à peu près nul, comme dans lesbalances bascules, et permettent toute la mobilité désirable. Le levier xprésente d’un bout la forme d’un fer à cheval (voyez les détails fig. 14 et15), afin de lui donner plus d’assise sur l’axe y dont les tourillons jouentlibrement dans l’épaisseur des bras de la grue. L’autre bout du levier esten forme de crochet pour recevoir le plateau Z disposé comme celui d’unebalance, afin de porter les poids nécessaires au pesage.
Ou conçoit que dans la construction d’une telle machine, on peut com-biner les rayons ou les longueurs du levier et du grand balancier, de ma-nière à avoir un rapport déterminé, comme on le fait dans les romaines oudans les balances-bascules ordinaires, en ayant toutefois égard, dans l’éva-luation, du poids même de la matière dont ces pièces sont composées.Ainsi, pour des appareils de petites dimensions, il suffit, dans la plupart descas, d’établir un rapport de I à 10, c’est-à-dire de telle sorte qu’un poidsde 1 kilog. fasse équilibre à une charge de 10 kilog. suspendue à l’extré-mité de la chaîne O. Dans les grues de moyennes et de grandes dimensionson peut facilement établir un rapport de 1 à 20 ou de 1 à 30, c’est à peuprès ce dernier rapport qui a lieu dans la machine représentée. On voit,en effet, que le couteau z (fig. 14) se trouve à une distance du point d’ap-pui y , égale à 0 m ,270, et la longueur totale du levier est de 0 m ,880, parconséquent on a la proportion
0,27 : 0,88 ; ; i ; 3,25.
IV.
11