PUBLICATION INDUSTRIELLE.
161
cette machine paraît peu élevé comparativement à son diamètre, l’auteura cherché à réduire la course du piston le plus possible, d’une part, pourobtenir une plus grande vitesse de rotation, et, de l’autre, pour diminuerl’inclinaison de la tige oscillante par rapport à l’axe. Cette disposition, quiparait très-convenable pour les machines de bateaux, où l’on cherche,comme nous l’avons dit, à baisser le centre de l’arbre du moteur, et àobtenir une marche rapide, devra être bien applicable dans un grandnombre’d’aulres cas, parce qu’elle permet de simplifier les transmissions demouvement, et par conséquent de réduire les frottements des pièces mo-biles intermédiaires.
Ce cylindre est solidement fixé sur une forte plaque de fondation B, quisert d’assise nu grand support de fonte C; son piston I) est nécessairementévidé à son centre pour recevoir à charnière la lige en ferE qui doit trans-mettre son mouvement et qui est simplement assemblée par un boulon àécrou en acier trempé a, autour duquel elle peut osciller d’une certainequantité, mais sans jeu. Elle est elle-même terminée par une douille enacier fondu trempé, et comme elle n’oscille que dans un angle de 6 à 8 de-grés au plus, on peut dire que l’usure est presque nulle dans cette partie.
La garniture de ce piston est assez particulière, elle se compose de deuxbagues ou cercles métalliques b (fig. 7 et 8), qui sont plus épais d’un côté quede l’autre, de telle sorte que lapartie la plus mince de l’un correspond à la par-tie la plus forte de celui qui le surmonte, et réciproquement. A l’intérieur,ils sont pressés par des ressorts semi-circulaires c, dont on peut régler latension à volonté parles goujons taraudés cl, qui opèrent leur pression surdes coins rapportés dans la partie la plus épaisse des deux cercles excen-trés. Ce système est nécessairement renfermé entre le disque qui forme labase du piston et son couvercle que l’on retient sur son moyeu par quatreboulons.
Tiroir horizontal mobile. — Puisque la tige du piston est directe-ment attachée à la manivelle F, à laquelle elle doit transmettre la puis-sance de celui-ci en transformant son mouvement alternatif en mouvementde rotation, il faut, de toute nécessité, que la construction du couvercle ducylindre permette à cette tige de prendre toutes les inclinaisons détermi-nées par les diverses positions relatives de la manivelle et du piston, sansoccasionner de fuite de vapeur, et sans permettre l’introduction de l’airextérieur ; nous avons vu précédemment les différents moyens qui ont étéproposés à ce sujet soit par M. Legendre, soit par des ingénieurs anglais et américains, voici maintenant la disposition nouvelle adoptée par notrejeune ingénieur français .
Au-dessous du couvercle en fonte G , qui doit fermer le cylindre à va-peur, et qui est percé à son centre d’une ouverture suffisamment grande(fig. 13 et 14), pour permettre le jeu de la boîte à étoupes, est rapportée àcoulisse une plaque en fonte / que l’on voit en plan fig. 15, et qui doitglisser de droite à gauche et de gauche à droite, en restant constamment