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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
appliquée contre la surface du couvercle. Elle est, à cet effet, retenue etguidée par les deux coulisseaux g , qui ont été préalablement dressés avecbeaucoup de soin, et qui sont vissés sous le môme couvercle; l’un de cescoulisseaux est représenté en plan et en coupe verticale sur la fig. 18.
Au milieu de cette glissière /' est placée une boîte circulaire en fonte h ,que l’on voit bien en plan et en élévation sur les fig. 15 et 16, et que l’ony retient au moyen de vis à tête perdue. Cette boite, qui forme avec laglissière le tiroir mobile proprement dit, est destinée, d’une part, à servirde réservoir d’huile, et, de l’autre, à permettre la rotule du stullfingbox quientoure la tige du piston, en ne laissant pas de sortie à la vapeur ni d’en-trée à l’air. Pour cela, elle est surmontée d’un bouchon cylindrique enfonte i , qui est convenablement évidé et peut, au moyen de vis, se fixersur la boîte, et comprimer la petite quantité d’étoupes que l’on peut yrenfermer. Une platine en cuivre mince i', représentée en détails, fig. 17,recouvre ce bouchon pour éviter que la poussière ne s’introduise à l’inté-rieur.
Au centre de cette même boîie et de la glissière passe le stuffingbox j ,dont la partie inférieure est sphérique pour permettre d’osciller librementsuivant les inclinaisons que lui fait prendre la lige du piston. Cependant,comme ce mouvement n’a lieu que dans un plan vertical, l’auteur a eu lesoin de le retenir à la boîte par deux goujons taraudés dans son épaisseur,comme le montre la coupe fig. 7. Tout le reste de ce stuffingbox est exac-tement construit comme ceux ordinaires.
M. Legendre place encore une seconde platine de cuivre mince k sur lecouvercle du cylindre, pour fermer autant que possible le passage qu’illaisse à découvert, afin de cacher les joints et de garantir toujours l’inté-rieur de la poussière.
11 est aisé de comprendre que par une telle disposition, lorsque la tigedu piston, dans sa marche ascendante ou descendante, s’incline à droite ouà gauche, elle force le stuffingbox, et par suite les autres pièces du tiroirmobile, à suivre ses positions, ce quelles font sans difficulté et sans au-cune fuite, si les joints sont bien dressés, si toutes les pièces sont ajustéesavec précision.
Boîte et tiroir de distribution. — Le tiroir de distribution H, ap-pliqué à cette machine (fig. 7), ne présente rien de remarquable, il estconstruit comme la plupart des tiroirs employés dans les appareils à hautepression, pour ouvrir ou fermer alternativement les lumières l, l', qui serendent à la partie supérieure et à la partie inférieure du cylindre, et pourles mettre successivement en communication avec l’orifice de sortie «.Onlui a donné de l’avance pour obtenir une certaine détente fixe par recou-vrement. Au reste, le constructeur en établit aujourd’hui avec l’applicationd’une détente variable de 1/4 aux 2/3 de la course du piston. Ce tiroir estembrassé par un petit châssis en fer qui le relie à la tige verticale I, la-quelle s’assemble directement et par articulation à sa sortie du stuffingbox