PUBLICATION INDDSTKIELLF.
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cylindre de machine à vapeur, et dont la disposition nous a paru fort sim-ple, ce qui nous a engagé à le publier, d’autant plus que l’auteur, à l’obli-geance de qui nous tenons les tracés, nous a appris qu’il l’employait depuisfort longtemps et qu’il s’en trouvait très-bien. Nous l’avons représenté partieen élévation et partie en coupe verticale par l'axe sur la fig. 19 (pl. 14), enplan (son couvercle enlevé) sur la fig. 20, en section verticale perpendicu-laire à la précédente sur la fig. 21, et en projection horizontale partie vueau-dessus du couvercle, partie vue au-dessus de la base du piston, sur lafig. 22.
Ce piston, quia d’ailleurs quelque analogie avec celui adopté aussi de-puis des années par M. P. Taylor dans ses machines à vapeur à haute pres-sion et à cylindre horizontal, consiste en deux bagues circulaires concen-triques en fonte C et D, qui sont exactement de même épaisseur et de mêmelargeur sur toute leur circonférence, et qui sont comprises entre l’embasedu corps du piston A, et son couvercle F, que l’on réunit au moyen dequatre boulons à écrous b, sans serrer trop fortement pour ne pas empê-cher les cercles de jouer.
La bague la plus petite porte à sa circonférence extérieure des petitessaillies par lesquelles elle est seulement en contact avec l’intérieur de labague la plus grande, elle y est même ajustée de force, afin de toujourstendre à ouvrir celle-ci, et la faire coïncider avec la surface du cylindre àvapeur. A cet effet, cette grande bague est fendue, comme l’indique lafig. 19, pour permettre de s’ouvrir ou de se fermer d’une petite quantité ;mais, afin que la vapeur ne puisse trouver passage par celte fente, l'auteura eu le soin de pratiquer sur la moitié de son épaisseur un évidement quiest rempli par une petite pièce rapportée E, qui tout en laissant jouer labague librement bouche suffisamment bien la fente.
Par cette disposition, on évite toute espèce de ressorts à boudins ouméplats, la garniture est très-facile à faire, économique, et peut durer fortlongtemps sans aucune réparation.
Le corps du piston est traversé à son centre par la tige B qui est termi-née par une partie conique, afin qu’il s’y trouve bien assis, et on l’y retientsolidement par une double clavette a placée en sens opposé, pour que leserrage ait bien lieu suivant des lignes exactement perpendiculaires à l’axede la tige.
Le système de garniture du piston de M. Taylor diffère de celui-ci ence que les bagues concentriques sont toutes deux fendues, et sont sensi-blement plus épaisses du côté opposé à la fente, de manière à former cha-cune l’effet d’un ressort d’autant plus tendu qu’on les a récrouies , forgéesplus fortement. Ce système a été imité par plusieurs constructeurs, enFrance comme en Angleterre. Nous trouvons dans le vol. 38 (1843) du Mé-chantes’ Magazine le tracé d’une garniture analogue, à l’exception que lesdeux cercles sont rivés ensemble ; l’un, celui intérieur, est en fer forgé, etl’autre en fonte et de même épaisseur partout. Les fentes pratiquées dans