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Tome quatrième.
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NOUVELLE MACHINE

A

TEILLER LE LIN, LE CHANTRE , ET AUTRES SUBSTANCES FILAMENTEUSES,

INVENTÉE PAR M. MERTENS,

Et construite par MM. CHAPEEEE et MONTCiOLFIEB,

Mécaniciens à Paris .

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Déjà nous avons publié dans le troisième volume de ce recueil, la machineà teiller de M. Hoffmann, construite à Paris , par M. Decoster, et que lona pu voir avec intérêt à lexposition de cette année. Nous y avons aussiremarqué une autre machine de M. Mertens, destinée au même objet, etqui, sous le rapport de la disposition et du travail, nous a paru remplir lesconditions nécessaires exigées pour une opération aussi délicate que leteillage, opération dautant plus difficile quelle doit sappliquer à toutes lesnatures de lin ou de chanvre.

Cette nouvelle machine nous a surtout surpris, en voyant chez MM. Cha-pelle et Montgolfier les beaux produits quils ont obtenus avec des lins deRussie , et en apprenant quelle avait été appliquée avec succès au teillageAuformium tenax, qui, comme on le sait, est une plante dont le parenchymeest extrêmement dur, et présente par suite les plus grandes difficultés àenlever.

Elle a de plus lavantage dêtre dune grande simplicité dexécution, facileà mouvoir et à entretenir, peu dispendieuse, et susceptible par conséquent,de se répandre dans les campagnes.

Lauteur, qui a pris un brevet dinvention en Belgique en août 1843, etun brevet dimportation en France , le 20 septembre de la même année, nousa appris que ce système commençait à être adopté en Irlande , préférable-ment à lancien procédé; on sait que dans ce pays le cultivateur ne teillepas lui-même, il fait teiller ses lins dans des établissements qui sont spé-cialement montés pour ce travail, et qui sont aujourdhui très-nombreux.Avec des machines bien organisées, bien entendues, comme celle que nouspublions, on pourrait facilement adopter cette méthode dans notre pays,et arriver ainsi à tirer un meilleur parti des produits, avec moins de déchetet plus déconomie.

La machine de M. Mertens peut teiller en dix ou douze heures de travail,avec une force de deux hommes, 80 à 100 kilog. de lin brut, ce qui cor-respond à 20 ou 25 kilog. de lin parfaitement teillé, car on estime à 25 p. 0/0