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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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le rendement obtenu avec cet appareil ; ce rendement est beaucoupmoindre, lorsquon opère avec les instruments ordinaires qui sont encoreen usage dans les campagnes. On compte de deux à trois enfants de douze àquinze ans, pour le service des pinces, lequel consiste à les emplir de lin, età retourner la partie teillée ; ils acquièrent bientôt une grande habileté danscette opération, car au bout de très-peu de temps ils peuvent garnir jus-quà quatre pinces par minute.

Cette machine peut teiller le lin dur, comme le lin tendre et mou, elleest aussi très-convenable pour le teillage du chanvre, quelle ne coupe pas;seulement alors, il suffit de mettre quatre lames sur chaque plateau aulieu de huit.

Le prix dune telle machine, établie comme le représente le dessin ci-joint, est de 450 fr., prise à latelier des constructeurs. Une machine double,avec ses pinces à chaque plateau, dans le même atelier, ne revient quà600 fr. Comme on peut en établir avec bâtis en bois, le prix serait encoresensiblement moindre. Linventeur nous a fait observer aussi que ces prixseraient proportionnellement plus faibles en en montant plusieurs à la fois,parce qualors on pourrait les réunir, de telle sorte quau lieu de deux pla-teaux seulement sur le même arbre, on pourrait en mettre six ou huit, cequi diminuerait évidemment les frais de construction dune manière notable.

DESCRIPTION DE LA MACHINE.

Cette machine est représentée au 1/5 dexécution sur différentes vues,pl. 15.

La fig. 1 la montre en élévation latérale, du côté des engrenages quitransmettent le mouvement aux disques porte-lames.

La fig. 2 est une projection verticale vue de face.

La fig. 3 est une section verticale, faite par le milieu, suivant la ligne 1-2de la figure précédente.

Principe et travail de la machine. Il est aisé de voir par ces dif-férentes figures que la partie essentielle, la partie travaillante de cettemachine consiste dans la disposition dun certain nombre de lames ou bar-rettes en fer a et à, fixées par lune de leurs extrémités sur des plateauxen fonte A, B, auxquels on imprime un mouvement de rotation plus oumoins rapide. On estime que, pour obtenir un bon travail, dans le teillagedu lin, la vitesse des plateaux doit être de 150 à 160 révolutions par minute.

Ce mouvement ayant lieu en sens contraire, les lames viennent successi-vement se présenter en regard lune de lautre et se croiser ; de sorte quesi lon fait passer entre elles une poignée de lin, de chanvre ou dautresubstance filamenteuse, elle est alternativement froissée, courbée, et tiréepar ces lames, qui, de cette manière, la dépouillent complètement du boisou de lécorce qui entoure tous ses filaments.

Pour bien se rendre compte de cette manipulation, il était indispensablede représenter, sur des figures détachées, les différentes positions succes-sives que ces barrettes sont susceptibles de prendre lune à légard de