PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Quel que soit le moyen employé pour faire marcher l’un de ces arbres,le mouvement est toujours transmis à l’autre par une paire de roues droitesK, K 7 , qui sont exactement de même diamètre et de même nombre dedents, et montées sur les axes à l’extrémité opposée des poulies ou des pre-miers engrenages de commande.
Disposition et marche des pinces. — La matière filamenteuse quel’on veut soumettre à l’action de l’appareil, pour la teiller, est pincée entredeux mâchoires à dents angulaires, dont l’une C est en fonte et l’autre Den bois, et garnies chacune d’une peau ou autre substance qui permet debien serrer la matière sans la couper, Ces deux mâchoires sont tenuesentre elles par deux boulons à écrous, comme on peut bien le voir par lesdétails, fig. 9.
La mâchoire de fonte est ajustée à coulisses par la pièce C' (fig. 9 , 10et 11 ), entre deux joues verticales en fonte E', rapportées sur les côtés duplan incliné en bois E, qui est soutenue dans la direction voulue par lesdeux consoles de fonte M, boulonnées sur les châssis du bâtis.
Pour que la matière filamenteuse à teiller puisse descendre lentement,au fur et à mesure que les porte-lames effectuent leur rotation sur eux-mêmes, on attache la pince, garnie d’une poignée de cette substance, parune petite corde » à un rouleau en bois N, qui est traversé par un axe enfer. Cet axe, régnant sur toute la largeur de la machine, a ses extrémitéslibres dans des coussinets assujétis au sommet des consoles de fonte M.
Il porte à un bout, en dehors de la console, une roue droite dentée Oqui est ajustée libre sur lui, et une roue à rochet p qui est rendue fixe parune clavette. Cette dernière peut être entraînée dans le mouvement derotation delà première, par un cliquet,;' (fig. 12 et 13), qui est rapporté surun des bras de celle-ci, et qui est maintenu engagé dans les dents à ro-chet par un ressort.
Or, la roue dentée O reçoit son mouvement de rotation par un petitpignon k qui est solidaire avec la poulie à joues l, ajustée sur un goujonfixe, adapté contre la console de fonte. Cette poulie est commandée à sontour par une autre beaucoup plus petite m., placée sur l’axe du porte-lamesinférieur à côté des poulies motrices; la communication a lieu au moyend’une petite courroie en cuir que l’on croise pour faire tourner le rou-leau N dans le sens convenable.
De cette sorte la marche de ce rouleau, et par suite la descente des mâ-choires, est proportionnelle à la vitesse de rotation des lames, mais incom-parablement plus faible, puisqu’elle est ralentie considérablement d’unepart par le rapport des deux poulies l et m, et de l’autre par celui des deuxroues k et O.
Lorsqu’on veut remonter les mâchoires, soit pour retirer la matière fila-menteuse après qu’elle a été teillée, soit pour la changer de bout, quandune première partie a été travaillée, il suffit de faire tourner l’axe du rou-leau N, en sens contraire du mouvement qui lui est imprimé par les engre-nages, et cela au moyen d’une simple manivelle n , qui est rapportée dans