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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
l’autre au moment où elles s’approchent, où elles se croisent, et enfin oùelles se quittent.
La fig. 4 du dessin (pl. 15) représente la position d’une lame de chaqueplateau ; à l’instant où elles sont tout proches, il semble qu’elles vont seheurter, mais comme elles sont ajustées sur des disques de rayon différent,et qui ont cependant la même vitesse de rotation ; comme d’ailleurs, ladistance du centre de ces disques est convenablement calculée, elles s’ap-prochent assez près, sans pouvoir se toucher. Le lin ou tout autre fila-ment h, forcé de passer entre ces deux lames, est nécessairement obligéde suivre la direction indiquée sur cette fig. 4.
La fig. 5 représente une seconde position des deux mêmes lames, aprèsque leurs disques ont tourné d’une petite quantité. On voit, par cette nouvelleposition, que les filaments de lin ou de chanvre ont été forcés de changerde direction ; ils sont courbés, et dans ce changement ils ont dû évidem-ment être fortement froissés par les arêtes des lames, qui, en les grattant,tendent à enlever l’écorce ou la paille qui les recouvre.
Les fig. 6 et 7 démontrent encore deux autres positions successives desmêmes lames, lorsqu’elles continuent à marcher avec leurs disques qui lesentraînent. On voit de même que les tiges sont de nouveau courbées etfroissées dans d’autres sens; d’où il résulte que, dans le passage rapide,la partie qui a reçu l’action des lames a été tellement battue qu’il estimpossible qu’elle ne soit pas complètement dépouillée de toute son écorce.
Les autres lames viennent également se présenter sur de nouvelles par-ties de substance filamenteuse, qui, pendant la rotation des disques, estamenée très-lentement à leur action par des mâchoires mobiles C, D, quel’on fait descendre sur une table inclinée en bois E.
Construction et mouvement des porte-lames. — Les deux disques Aet B sont à jour, pour être plus légers ( Voyes le détail en coupe par l’axe deces disques et de leurs barrettes sur la fig. 8), et fixés à demeure et par desmoyens différents sur les arbres en fer forgé c et d , qui tournent en sensinverse. L’un de ces axes, celui inférieur, est reçu dans des coussinets fixes e,rapportés sur les traverses inclinées fondues avec les châssis F, qui com-posentle côté de la machine, et qui sont reliés par des entretoises ou cadresde fonte L. C’est cet arbre qui reçoit son mouvement directement, soit d’unmoteur continu au moyen des deux poulies G, G', qui sont montées à sonextrémité, et dont l’une est folle; soit à bras d’homme au moyen de lagrande manivelle H. Dans ce dernier cas, on est dans l’obligation, pour queles disques puissent tourner rapidement sans faire marcher l’homme à unevitesse exagérée, d’augmenter la vitesse par une roue droite en fonteI,que l’on place sur l’axe de la manivelle, et que l’on fait engrener avec unpignon droit J, que l’on rapporte sur le bout de l’arbre supérieur d.
Ce second arbre est porté par des coussinets mobiles /, ajustés dansdes coulisseaux inclinés ménagés sur les châssis de fonte F. On les règle eton les maintient dans leur position au moyen des vis de rappel g , placéesdans la direction même de la ligne passant par les centres des deux arbres.