FILATURE DE LAINE PEIGNEE
Nous nous sommes proposé de publier successivement les différentesmachines employées aujourd’hui dans les filatures de laine peignée ; déjànous avons donné, avec quelques détails (3 S vol.), la description et lesdessins de la peigneuse-mécanique de M. Collier, avec l’historique desautres machines à peigner, proposées ou perfectionnées depuis le brevetde ce constructeur. Pour parvenir à ce but, nous avons dû réunir, autantqu’il nous a été possible, les dessins des divers métiers qui ont rapport àcette importante branche industrielle. Mais, nous devons le dire, ce n’estpas chose facile; d’une part, parce qu’on trouve encore peu de personnes,assez désintéressées, pour laisser prendre communication des machinesqu’elles possèdent, et d’un autre côté, parce que les dessins sont fortlongs, très-compliqués, exigent beaucoup de soin et d’attention, et que lesdocuments sont très-difficiles à obtenir.
Cependant nous devons des remerciements sincères à M. Carbon , qui,d’abord constructeur de métiers à laine, à Rheirns, a cru devoir abandon-ner cette profession (dans un moment où, il faut le dire, la constructionde ces machines n’était pas suffisamment protégée en France ), pour semettre filateur de laine peignée. C’est à l’obligeance de ce manufacturierque nous devons la copie d’une grande partie des tracés relatifs à la plu-part des machines en usage dans cette fabrication. Le bobinoir que nousallons décrire est sorti de ses ateliers, et a été exécuté d’après le systèmede M. Wiileminot de Rheims, et de M. Pihet de Paris ,fc Nous devons aussi bien des remerciements à MM. Risler et Schwartz, deMulhouse , dont nous avons déjà fait connaître toute l’obligeance, au sujetde la peigneuse, et qui ont toujours bien voulu mettreM.Amouroux, notrebeau-frère, à même de relever les différents métiers en activité dans leurbel établissement.
IV.
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