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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
aussi aujourd’hui elles paraissent à peu près entièrement abandonnées.
Cette opération du tortillonnage existe donc toujours, et exige, après lebruissage, l’opération contraire de détortillonner, c’est-à-dire de déformerles tortillons, pour pouvoir les soumettre à de nouveaux passages aux dé-feutreurs simples et doubles, machines à réunir, puis enfin aux bobinoirs.Toutes ces machines ont pour but de détruire la tendance qu’ont les fila-ments de laine à se feutrer, à se réunir en se tordant en forme d’hélice, eted les ramener en un parallélisme le plus parfait possible, par une suite delaminages, de peignages, de doublages et d’étirages successifs. Nous nousproposons de décrire successivement chacune de ces machines, et d’enfaire bien comprendre l’objet.
DESCRIPTION DES PARTIES PRINCIPALESQUI COMPOSENT LE BOBINOIR REPRÉSENTÉ PLANCHES 16 ET 17.
La figure l Te de la planche 16 représente une élévation longitudinale dumétier, et la figure 2 en est un plan général vu en dessus. Nous n’avonspu indiquer sur ces figures que 8 bobines, et le même nombre de peignes,de rouleaux et de cylindres correspondants, pour laisser voir les deux ex-trémités de la machine ; mais nous remarquerons qu’elle en contient aumoins 16, le plus ordinairement 24, et quelquefois même jusqu’à 32. La fig.3,de la planche 17, est une vue par le bout du métier, du côté opposé aumouvement principal, et la figure 4, est une section transversale faite sui-vant la ligne brisée 1-2 du plan.
Des bobines et des cannelés de derrière. — Les bobines chargéesde laine sont placées, en sortant de la machine à réunir qui précède le bo-binoir, à peu près verticalement (comme on le voit en C, fig. 4), sur desespèces de râteliers, disposés à l’arrière de ce métier. Ces râteliers se compo-sent de trois règles ou traverses longitudinales en bois D, portées par dessaillies ou consoles venues de fonte avec les montants verticaux E, qui eux-mêmes forment les prolongements des bras courbes F, boulonnés vers lesdeux extrémités du bâtis du métier. Les axes des bobines sont d’une partretenus par de petits anneaux rapportés aux deux règles supérieures, etreposent d’un autre côté sur de petites crapaudines en cuivre, ou plutôt enalliage, incrustées vers le bord des deux traverses inférieures.
Les mèches de laine partant de ces bobines sont soutenues par deuxtringles en fil de fer accrochées parleurs extrémités à des pitons à vis i', queportent les branches en fonte G, boulonnées sur les côtés des montants E.Elles se rendent de là, en se réunissant deux par deux, ou plutôt quatrepar quatre, aux entonnoirs d 3 , qu’elles traversent pourpasser entre les pre-miers cylindres / et l', puis entre les deux suivants A'et m'. Les deux cy-lindres inférieurs / et V sont en fer et cannelés, leur diamètre extérieurest égal à 32 millimètres, et ils portent chacun 45 cannelures. Nous ferons