182
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dans la plus grande partie de nos métiers de préparation, comme les défeu-treurs, et préférablement aux manchons à barrettes proposés en 1837 parM. Viéville de Clanlieux, et perfectionnés en 1838 par le cessionnaire dubrevet d’invention de cinq ans qu’il prit à cette époque.
La confection de ces peignes a lieu suivant deux procédés différents, lepremier que l’on voit représenté en section verticale, fig. 6, vu par boutfig. 7, et coupé transversalement fig. 8, consiste en un tambour ou man-chon cylindrique creux composé de zinc et de bismuth. Ce cylindre estfondu dans des coquilles en fonte, dans lesquelles sont préalablement dis-posées les aiguilles ou les dents d’acier qui doivent faire corps avec le tam-bour. On voit par la fig. 8 que ces aiguilles ne sont pas normales à la sur-face extérieure du cylindre, mais forment au contraire avec les tangentesà cette surface des angles de 38 à 40°. Ce manchon, ainsi garni de ses bro-ches, est renfermé entre deux joues en cuivre s ', que relient entre ellestrois boulons ou trois longues vis t' ; ce n’est que par ces joues que le peigneest porté par son axe, sur lequel il est fixé au moyen de clefs ou devis depression.
Le mouvement de rotation imprimé à chacun des peignes K', doit êtredans le sens indiqué parles flèches (fig. 4 et 8), afin que les broches ou lesaiguilles pénètrent dans les mèches de laine plus facilement sans les dé-chirer , ce qui arriverait indubitablement si on les faisait tourner dans ladirection opposée. Nous ferons voir plus loin la disposition des engrenagesadoptés par les constructeurs pour faire mouvoir ces peignes avec la vi-tesse et dans le sens convenables.
Nous avons cru devoir représenter en coupe verticale, fig. 9, le secondmode de construction de peignes circulaires, employé par quelques méca-niciens. La différence qui existe entre ce système et le précédent a princi-palement lieu dans la confection du tambour, qui est formé de six segmentsdont les extrémités sont ajustées sur des portées ménagées à la face inté-rieure des joues ou disques de cuivre u'. Ces segments, qui permettent desimplifier considérablement le moule dans lequel ils sont fondus, portentle même nombre d’aiguilles inclinées comme nous l’avons vu, et ils sontretenus sur les joues au moyen de deux bagues ou viroles v r , rapportées àleurs extrémités, et de deux vis de pression, qui servent en même tempsà les fixer sur leur axe.
Des cannelés de devant. — Les peignes circulaires dont nous venonsde parler, placés comme l’indiquent les fig. 2 et 4, vers le milieu de la ma-chine et de chaque paire de cylindres auxquels ils sont parallèles, amènent
et les constructeurs qui profitent du peigne cylindrique ne manqueront pas sans doute de répondre àcet appel. Le produit de la souscription sera converti en une rente viagère offerte à M. Laurent. »
Ü « Cette détermination fait autant d’honneur à ceux qui l’ont provoquée qu’à l’homme laborieux quise trouve l’objet de cette haute et noble distinction. »
C’est en 4821 que M. Laurent imagina son peigne circulaire à barrettes mobiles, que l’on voit en-core dans un grand nombre de métiers de préparation comme défeutreurs et autres. Ce brevet nefut pris que pour cinq ans, de sorte qu’il n’a pu profiter à l’inventeur.