PUBLICATION INDUSTRIELLE.
18 K
Sur le même axe a que l’on voit porté à ses extrémités par deux pairesde coussinets b (tig. 2), sont ajustés plusieurs engrenages, au moyen des-quels son mouvement de rotation est transmis aux différentes parties dumétier.
Mouvement alternatif des frottoirs. —Ainsi, d’un côté se trouveune roue d’angle en fonte c qui engrène avec un pignon plus petit d dontl’axe e perpendiculaire au précédent porte un excentrique circulaire enfonte/détaillé (fig. 10). Cet excentrique est embrassé par une bague endeux parties, boulonnées entre elles, et réunies à une tringle de fer g ,dont le bout fileté est assemblé par un double écrou, avec le demi-cercle g \lequel a pour objet de relier la tringle avec la double manivelle / 2 / 3 (fig. 1et 2), afin de communiquer à celle-ci un mouvement circulaire alternatif.Or, comme cette double manivelle est solidaire avec le petit axe a 2 , qui,sur son milieu, porte le pignon droit denté R (fig. 10), il en résulte que cepignon reçoit lui-même un mouvement circulaire alternatif, et, dans cemouvement, il fait marcher successivement à droite et à gauche les deuxcrémaillères droites b % avec lesquelles il reste constamment engrené.
Ces deux crémaillères, placées l’une au-dessus de l’autre dans un mêmeplan vertical, s’assemblent, à vis et à écrous, avec les châssis ou cadres enfer S T, afin de permettre de régler leur longueur avec toute l’exactitudedésirable. Ce sont les extrémités de ces cadres qui servent à relier les cré-maillères avec les axes des frottoirs O et P. On conçoit donc que ceux-cireçoivent ainsi un mouvement de va-et-vient, dépendant du pignon R, et,par conséquent, de l’excentrique /. Lorsque les cylindres supérieurs mar-chent à droite, les cylindres inférieurs marchent à gauche, et réciproque-ment. L’amplitude de leur mouvement est assez grand pour que les mèchesde laine que l’on soumet à leur action soient roulées plus d’une fois surelles-mêmes ; cette amplitude est au moins de 20 millimètres, ce qui corres-pond il environ le 1/3 de la largeur des courroies sans fin qui entourentles frottoirs. Les tourillons de l’axe a 2 sont mobiles dans une console defonte Q, boulonnée sur le cadre B du bâtis, en tête de la machine ; cetteconsole sert en même temps de support aux petits galets à joues c 2 qui sou-tiennent et guident les crémaillères dans leur marche.
Mouvement alternatif des cylindres d’appel et des bobines. —Nous avons vu que les bobines, comme les cylindres d’appel, devaient avoiraussi, outre leur mouvement de rotation, une marche rectiligne alternative,afin que les mèches de laine, sortant des entonnoirs d 2 , viennent s’enve-lopper en hélices très-allongées sur la circonférence de ces bobines. Plu-sieurs constructeurs ont présenté des moyens différents pour produire ceva-et-vient. Ainsi, M. Migeon, de Reims , a pris, en 1840, un brevet d’in-vention de cinq ans, pour un système qu’il dit propre à toute machinebobineuse , et qui consiste dans l’emploi d’un cylindre rotatif, sur lequelon a pratiqué deux gorges ou rainures en hélices opposées. Dans ces rai-nures s’engage une espèce de bouton qui, par la rotation du cylindre,